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AgroPresse Haïti: une étoile est née

Port-au-Prince 2 avril 2009:

Cette semaine est né un nouveau site d’information au service de l’agriculture et du développement rural en Haïti. AgroPresse est le fruit d’un considérable travail collectif de plusieurs organisations et entreprises haïtiennes qui œuvrent dans le domaine de l’Agro-Écologie et qui viennent donc de se doter d’un précieux outil de communication, de réseautage et de diffusion.

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Publié il y a 2 ans et 10 mois à 21:31.


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Rencontres avec VÉTÉRIMED, LÈTAGOGO et AGRO-PRESSE

Port-au-Prince, Décembre 2007


VÉTÉRIMED

Très dynamique ONG haïtienne qui soutient les efforts des paysans haïtiens pour relancer l’agriculture, l’élevage et l’industrie alimentaire nationale.
La stratégie globale de son PDG Michel Chancy est simple et le plan de match de Vétérimed est clairement tracé :

  • La plus importante source de revenu national est l’apport financier de la diaspora haïtienne : 1.75 milliards de dollars US par an.
  • 75% de cet argent est dépensé pour subvenir à des besoins alimentaires
  • 60% des denrées alimentaires consommées en Haïti sont importées
  • Donc 700 millions de dollars US par an retournent immédiatement à l’étranger au lieu d’être investis au pays
  • La priorité de Vétérimed est donc d’abord de stopper cette hémorragie en relançant l’agriculture, l’élevage et les petites industries de transformation alimentaires de façon à pouvoir fournir le marché national.

LÈTAGOGO


Bel exemple d’une remarquable réussite d’entreprenariat alternatif:

  • C’est un réseau de micro laiteries coopératives qui produit du lait pasteurisé et un excellent yogourt. Ces produits sont maintenant distribués dans toutes les épiceries.
  • Le lait est produit par des familles qui possèdent une ou quelques vaches. En majorité ce sont des femmes qui s’occupent de la production laitière.
  • Les vaches sont la plupart du temps achetées par Vétérimed avec des fonds provenant de France dans le cadre d’un ingénieux programme appelé ‘’Vaches Solidaires”
  • Vétérimed confie donc une vache en gestation à une famille ‘’d'accueil” qui la prend en charge jusqu’à la seconde gestation. Les revenus de la vente du lait sont utilisés par le producteur pour rembourser l’investissement initial. Lorsque la seconde portée est née, la première est prête à produire. La maman vache ‘’solidaire” est alors remise en circulation avec son dernier bébé ; elle est confiée à un nouveau membre de la coop des producteurs qui veut se lancer en affaires. La première famille d’accueil garde donc la première portée à partir de laquelle elle peut commencer à se monter un petit troupeau dont elle est maintenant totalement propriétaire.
  • L’argent qui est graduellement remboursé à Vétérimed par la famille d’accueil avec les premiers revenus de la vente du lait est utilisé à rembourser l’investisseur ‘’solidaire” qui, souvent, décide de laisser cet argent en circulation pour acquérir d’autres vaches.
  • En 3 ans 75 vaches ‘’solidaires” ont été ainsi acquises et ‘’placées” dans autant de familles d’accueil. Et elles continuent à se multiplier.
  • Il y a présentement 13 micro laiteries dans le réseau. Vétérimed vise à augmenter jusqu’à 100 le nombre de micro laiteries pour pouvoir fournir le marché national du lait qui est évalué à 40 millions US par année

AGRO-PRESSE

Afin de diffuser l’information pertinente requise pour faire connaître ce genre de réussite par les médias locaux ainsi qu’au niveau international, Vétérimed a créé AgroPresse, première agence de presse haïtienne dédiée à la promotion de la relance de l’agriculture et de l’élevage en Haïti.

Oxfam-Québec finance le recrutement et le programme de formation (multimédia) de la demi-douzaine de jeunes journalistes qui vont former la première équipe d’AgroPresse.

Agropresse est formée de :
Veterimed (Élevage, santé animale, transformation du lait) ;
Medialternatf (Information, communication)
Saks (Communication sociale, radiophonie)
Group Croissance S.A (Gestion d’entreprise, marketing, économie, finance, technologie) ;
Gref (Problème foncier) ;

Rock André, un des journalistes de Agro-Presse

Publié il y a 3 ans et 1 moi à 23:52.


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Bulletin nOula-niOuz #4, janvier 2008

Janvier 2008, Montréal

DERNIÈRE MISSION EN HAÏTI:

Trieuse de café (Coop CACGAVA, Dondon, Dept. du Nord)

Achat de la première cargaison de café vert :
Un des buts principaux de cette cinquième expédition en Ayiti était d’en rapporter un premier lot de café équitable ; jusqu’à présent tout se déroule comme prévu :
10 sacs de 135 lbs de café vert d’excellente qualité (2 catégories) ont été achetés la semaine dernière de RECOCARNO (Réseau des Coopératives de Café de la Région Nord)
Mon partenaire Anioclès Grégoire va livrer les sacs à l’aéroport de Port-au-Prince le 15 janvier
Le transport jusqu’à Montréal se fera par Air Canada cargo.
J’irai impatiemment attendre cette précieuse cargaison à Dorval le lendemain.

Chargement du premier sac de café équitable haïtien à destination du Canada

Rencontre avec la Coordination Nationale du Commerce Équitable :
Des rencontres ont été faites avec différents intervenants qui se battent depuis plusieurs années pour établir une table de concertation nationale représentant le mouvement paysan de chacune des régions du pays. En ce qui concerne le café, l’organisation s’appelle ‘’Coordination Campagne Café”. Ces individus, agronomes pour la plupart, m’ont dressé un tableau exhaustif de la situation ainsi que des défis auxquels les coopératives de producteurs de café sont confrontées présentement :
Le contexte qui avait été relativement favorable au développement des coopératives de café pendant dix ans a radicalement changé au cours des deux dernières années :

  • La forte croissance du développement touristique en République Dominicaine crée une nouvelle demande de café qui a un effet très pernicieux sur le marché haïtien.
  • Les spéculateurs dominicains viennent acheter clandestinement en Ayiti le café qui jusqu’à présent était écoulé par les coops. Celles-ci se trouvent donc brutalement privées d’une partie importante de leur approvisionnement.
  • La situation est aggravée du fait que les Dominicains ont des standards de qualité incroyablement bas : ils achètent n’importe quoi au même prix que ce que les coops payent pour du café de bonne qualité (café ‘’lavé”, qui requiert beaucoup d’effort et de main d’oeuvre)
  • Quelques coops ont déjà cessé leurs activités, ou ont fait faillite.
  • Les résultats de quinze ans d’efforts coopératifs dans la filière café sont en péril car :

o Les coûts de production du café en Haïti sont considérablement plus élevés qu’en Amérique du Sud, pour des régions équivalentes (jusqu’à deux fois plus cher, re. Rapport de mission AVSF, Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières septembre 2006, comparaison avec le Guatemala et la Bolivie)
o Une augmentation rapide du coût de la vie fait que le prix ‘’équitable” ne permet plus aux coops d’intéresser les producteurs à persister dans la production de café de haute qualité (méthode humide) : ceux-ci n’arrivent pas à en tirer une marge bénéficiaire viable, ni même souvent à couvrir leur frais de production
o Les coops n’ont pas accès à un fond de roulement adéquat pour pouvoir acheter le café au moment de la récolte avant que les Dominicains ne viennent le rafler en Haïti
o Les coops n’ont pas d’usine de traitement final (indispensable pour l’exportation) ; elles dépendent donc d’autres joueurs qui possèdent ces infrastructures mais qui leur font payer très cher leurs services
La filière café, qui est essentielle pour la relance de l’agriculture en Haïti, doit rapidement trouver des solutions en ce qui concerne :
1. Améliorer la capacité de gestion des coopératives
2. Accéder à du crédit (à un taux raisonnable et au bon moment) afin d’être en mesure d’acheter le café des producteurs au moment de la récolte
3. Acquérir des infrastructures de transformation (usine de traitement final)
Si les coops arrivent à répondre adéquatement à ces 3 défis, leurs coûts de production vont baisser, la rentabilité va être atteinte à nouveau et elles pourront continuer à solidifier leur réseau et à investir dans leurs communautés respectives.
Au cours des rencontres que nous avons eu avec les producteurs, les regroupements coopératifs et les ONG qui encadrent leurs efforts, il nous a été souvent posé la question :
‘’Que pouvez-vous faire pour nous aider à répondre adéquatement et rapidement à ces 3 besoins prioritaires ?”
Bien que les ressources de Noula soient présentement assez limitées, il va sans dire que nous voulons orienter nos futures activités commerciales afin qu’elles contribuent directement ou indirectement à générer des solutions viables à cette problématique.

TOURNAGE DU DOCUMENTAIRE SUR LA FILIERE CAFE HAÏTIENNE :
Les rencontres décrites plus haut ont été filmées pour être intégrées au documentaire commencé en mai 2007 avec Hyacinthe Combary et André Vanasse.
Cette fois-ci nous avons confié le tournage à Bayard Jean-Bernard, jeune vidéaste de Jakmel qui est un des poulains de Hyacinthe et André. Bayard s’est distingué au cours de la cinquième édition du 72 Heures Chrono qui s’est tenu à Port-au-Prince en novembre dernier. Le court métrage ‘’Soup Joumou” dont il est l’instigateur a en effet gagné le premier prix de ce concours.
Le fait que ce soit Bayard (un jeune cinéaste de la relève haïtienne) qui ai fait ce tournage nous semble significatif et symbolique : c’est en effet pour générer cette dynamique que nous tissons des liens solidaires avec Ayiti. Nous fournissons du soutien, de la formation, un peu d’équipement, un soupçon d’affection, puis nous assistons avec émerveillement à ce que nos cousins produisent avec ça.  Qu’il s’agisse de cinéma, de café, ou d’écotourisme la cause est la même : participer à la relance de l’économie locale haïtienne.

Bayard en plein tournage à Baptiste (Dept. Du Centre)    Et en train d’initier agronome David Nicolas à la prise de vue

Rencontre avec des représentants de coopératives de producteurs

RENCONTRES AVEC VETERIMED, LETAGOGO ET AGRO-PRESSE:
Vétérimed :
Très dynamique ONG haïtienne qui soutient les efforts des paysans haïtiens pour relancer l’agriculture, l’élevage et l’industrie alimentaire nationale.
La stratégie globale de son PDG Michel Chancy est simple et le plan de match de Vétérimed est clairement tracé :

  • La plus importante source de revenu national est l’apport financier de la diaspora haïtienne : 1.75 milliards de dollars US par an.
  • 75% de cet argent est dépensé pour subvenir à des besoins alimentaires
  • 60% des denrées alimentaires consommées en Haïti sont importées
  • Donc 700 millions de dollars US par an retournent immédiatement à l’étranger au lieu d’être investis au pays
  • La priorité de Vétérimed est donc d’abord de stopper cette hémorragie en relançant l’agriculture, l’élevage et les petites industries de transformation alimentaires de façon à pouvoir fournir le marché national.

Lètagogo :
Bel exemple d’une remarquable réussite d’entreprenariat alternatif:

  • C’est un réseau de micro laiteries coopératives qui produit du lait pasteurisé et un excellent yogourt. Ces produits sont maintenant distribués dans toutes les épiceries.
  • Le lait est produit par des familles qui possèdent une ou quelques vaches. En majorité ce sont des femmes qui s’occupent de la production laitière.
  • Les vaches sont la plupart du temps achetées par Vétérimed avec des fonds provenant de France dans le cadre d’un ingénieux programme appelé ‘’Vaches Solidaires”
  • Vétérimed confie donc une vache en gestation à une famille ‘’d'accueil” qui la prend en charge jusqu’à la seconde gestation. Les revenus de la vente du lait sont utilisés par le producteur pour rembourser l’investissement initial. Lorsque la seconde portée est née, la première est prête à produire. La maman vache ‘’solidaire” est alors remise en circulation avec son dernier bébé ; elle est confiée à un nouveau membre de la coop des producteurs qui veut se lancer en affaires. La première famille d’accueil garde donc la première portée à partir de laquelle elle peut commencer à se monter un petit troupeau dont elle est maintenant totalement propriétaire.
  • L’argent qui est graduellement remboursé à Vétérimed par la famille d’accueil avec les premiers revenus de la vente du lait est utilisé à rembourser l’investisseur ‘’solidaire” qui, souvent, décide de laisser cet argent en circulation pour acquérir d’autres vaches.
  • En 3 ans 75 vaches ‘’solidaires” ont été ainsi acquises et ‘’placées” dans autant de familles d’accueil. Et elles continuent à se multiplier.
  • Il y a présentement 13 micro laiteries dans le réseau. Vétérimed vise à augmenter jusqu’à 100 le nombre de micro laiteries pour pouvoir fournir le marché national du lait qui est évalué à 40 millions US par année.

Transport rapide (et écologique) du lait vers les micro laiteries

Vache ‘’solidaire”
Vétérimed est à l’origine de plusieurs autres très intéressants projets d’élevage (lapins, chèvres et poules) et de diversification des cultures qui sont en développement.


Agro-Presse :
Afin de diffuser l’information pertinente requise pour faire connaître ce genre de réussite par les médias locaux ainsi qu’au niveau international, Vétérimed a créé AgroPresse, première agence de presse haïtienne dédiée à la promotion de la relance de l’agriculture et de l’élevage en Haïti.
Oxfam-Québec finance le recrutement et le programme de formation (multimédia) de la demi-douzaine de jeunes journalistes qui vont former la première équipe d’AgroPresse.

Objectifs de Noula pour 2008 :

  • Importation du premier lot de café vert
  • Poursuite de la conception du plan d’affaires
  • Torréfaction et distribution du premier lot de café
  • Sondage et dégustation par les clients cibles du café équitable haïtien
  • Finalisation du plan marketing et financier pour le début des importations de café par conteneur

Jean-Christophe Stefanovitch

Publié il y a 3 ans et 1 moi à 22:33.


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