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Replacer le café au rang de produit national stratégique

Développement durable / Haïti–Agriculture :
Reboisement des mornes et création réelle de nouveaux emplois comme valeur ajoutée

Photo: copyright nOulacoop

P-au-P, 21 oct. 2013 [AlterPresse] — La Plateforme nationale des productrices et producteurs de café d’Haïti (PNPCH) plaide pour une revalorisation du café au rang de « produit national stratégique », selon les informations dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.
Elle demande aux autorités d’adopter des mesures pour une remise en valeur de la filière caféière, une denrée qui constituait, dans le temps, une source importante de revenus pour des nombreuses familles en Haïti.
Pour les responsables de la PNPCH, cette décision ne peut être que bénéfique pour le pays, dans le reboisement des mornes et dans la création réelle de nouveaux emplois, avancent des responsables de la plateforme qui rassemble plus de 25 mille productrices et producteurs de café sur le territoire national.

Lien vers la suite de cet article:

Publié il y a 5 mois et 3 semaines à 21:11.


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La PNPCH dévoile sa position par rapport à la dette Petrocaribe

SUPPORTER LES ORGANISATIONS DE PLANTEURS DE CAFÉ, C’EST SUPPORTER LA PRODUCTION NATIONALE.

Par Stephen Ralph Henri (AlterPresse)

Photo: copyright nOulacoop

P-au-P, 18 oct. 2013 [AlterPresse] — La Plateforme nationale des productrices et producteurs de café d’Haïti (PNPCH) se dit inquiète que le gouvernement haïtien entende payer, à partir du mois de novembre 2013, la dette de Petrocaribe avec des denrées, tandis que la production agricole nationale se débat encore dans une impasse

La PNPCH a dévoilé sa position, lors d’un séminaire de 2 jours à Port-au-Prince, les mercredi 16 et jeudi 17 octobre 2013, autour du thème, « Kore òganizasyon plantè kafe yo, se kore pwodiksyon nasyonal la » (supporter les organisations de planteurs de café, c’est supporter la production nationale). Ce séminaire d’octobre 2013 a été l’occasion de marquer les premiers 5 ans d’existence (17 oct 2008-17 oct 2013) de la PNPCH (Plateforme Nationale des Productrices et producteurs de Café d’Haïti qui regroupe 25,853 productrices et producteurs de café).

LIEN VERS LA SUITE DE CET ARTICLE

Publié il y a 5 mois et 4 semaines à 18:17.


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Platfom-Kafe est debout

Port-au-Prince 19 février 2010:

5 semaines après le séisme qui lui a fait perdre son bureau, la Plate-forme Nationale des Producteurs de Café d’Ayiti (PNPKA) s’est réunie pour la première fois.

Ce groupe rassemble des délégués de chaque région productrice.

Frito Merisier (au centre au premier plan) en est le coordonateur (sa maison a été détruite).

Grâce à l’initiative de Productions Bonsaï (André Vanasse) et la générosité de la FTQ (Denise Gagnon) un fonds d’urgence a été envoyé rapidement à Platfom-Kafe pour aider à remettre l’organisation en fonction.

POUR VISITER LE SITE WEB DE PNPKA, CLIQUER SUR LA PHOTO CI-DESSUS

Publié il y a 4 ans et 1 moi à 14:50.


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KAFE KAP WOUJ

Jakmel, Décembre 2007

Paula Hyppolite est venue s’installer dans les montagnes de Kap Wouj (Cap Rouge) il y a quelques années, après avoir vécu à New-York City pendant 25 ans.

Peu après elle a fondé avec 6 paysannes des montagnes de la zone de Kap Wouj le collectif ‘’Just Grow”, une entreprise de transformation de café et de chocolat en poudre.

Cette production artisanale, principalement écoulée à Jakmel et Port-au-Prince, donne à ces femmes un revenu très minime certes, mais qui leur offre néanmoins une alternative à l’épuisant va-et-vient quotidien qu’elles doivent faire à pied jusqu’au marché de Jakmel pour assurer la subsistance de leurs familles.

Étant donné que ces mères de familles nombreuses sont mono parentales, le fait de pouvoir rester proches de leurs enfants est un précieux avantage pour l’équilibre familial. L’échelle artisanale de cette production la rend difficilement exportable par les moyens conventionnels (transport maritime par conteneur).

Cependant l’initiative de Paula mérite d’être encouragée, car elle représente selon nous un modèle inspirant qui devrait être copié et multiplié.


Si certains d’entre vous ont des idées qui pourraient devenir des manifestations concrètes de solidarité envers le collectif de Kap Wouj s.v.p. me faire signe pour que je vous mette en contact avec Paula.

Publié il y a 5 ans et 3 mois à 9:03.


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FACN (Fédération des Associations Caféières Natives)

Port-au-Prince, avril 2007

La FACN (Fédération des Associations Caféières Natives) dont Jean-Marc Vital est le dynamique directeur général est l’une des trois principaux regroupements de producteurs de café équitable d’Haïti


Sa mission est la transformation finale du café, sa commercialisation et son exportation.
Elle a son bureau à Port-au-Prince et deux usines de transformation : une au Sud (à Tomgato) et une au Nord (à Marmelade).
L’usine de Marmelade se trouve à l’intérieur d’un impressionnant complexe (le Centre Jean Dominique) qui est le fruit d’une coopération entre Taiwan et le Ministère de l’Agriculture d’Haïti.

Trois filières principales y sont développées depuis cinq ans déjà : le bambou, le café et les agrumes
Chacune de ces filières y est développée simultanément au plan agricole et au plan transformation
La FACN a participé activement au développement de la filière café :
Techniques biologiques de cultures et de lutte antiparasitaires
Techniques de première transformation (méthode humide) permettant de produire du café de haute qualité,  exportable sur le marché équitable.

Construction d’une usine de transformation finale (nettoyage, triage, et mise en sacs du café vert). La technologie et l’équipement proviennent de Cuba (qui est seulement à soixante kilomètres des côtes haïtiennes).
Le complexe Jean Dominique est dans sa cinquième année d’existence. Les résultats sont spectaculaires et inspirants. Le ministère de l’Agriculture est en train de céder ces installations à une coopérative formée par les petits producteurs locaux et la FACN).
Tomgato :

Située à l’autre bout du pays (plein sud, entre Port-au-Prince et Jakmel) Tomgato est l’usine de transformation principale de la FACN. L’équipement est similaire à celui de l’usine de Marmelade, mais sa capacité en est trois fois supérieure.

La FACN  a mis sur le marché une marque de café de qualité supérieure qui s’appelle ‘’Haitian Blue” (en bon français). Les exportations (environ une dizaine de conteneurs de 36,000 livres par année) sont faites vers l’Angleterre, la France et le Japon. Il est à souligner que l’idée initiale qui a causé la création de NOULA provient de la prise de conscience que nous avons faite en 2006 qu’aucune de ces exportations de café n’est dirigée vers l’Amérique du Nord.

Publié il y a 5 ans et 3 mois à 23:05.


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Rencontre avec la coordination nationale Haïtienne du Commerce Équitable

Décembre 2007, Port-au-Prince

Des rencontres ont été faites avec différents intervenants qui se battent depuis plusieurs années pour établir une table de concertation nationale représentant le mouvement paysan de chacune des régions du pays. En ce qui concerne le café, l’organisation s’appelle ‘’Coordination Campagne Café”. Ces individus, agronomes pour la plupart, m’ont dressé un tableau exhaustif de la situation ainsi que des défis auxquels les coopératives de producteurs de café sont confrontées présentement :
Le contexte qui avait été relativement favorable au développement des coopératives de café pendant dix ans a radicalement changé au cours des deux dernières années :

  • La forte croissance du développement touristique en République Dominicaine crée une nouvelle demande de café qui a un effet très pernicieux sur le marché haïtien.
  • Les spéculateurs dominicains viennent acheter clandestinement en Ayiti le café qui jusqu’à présent était écoulé par les coops. Celles-ci se trouvent donc brutalement privées d’une partie importante de leur approvisionnement.
  • La situation est aggravée du fait que les acheteurs Dominicains ont des standards de qualité incroyablement bas : ils achètent n’importe quoi au même prix que ce que les coops payent pour du café de bonne qualité (café ‘’lavé”, qui requiert beaucoup d’effort et de main d’oeuvre)
  • Quelques coops ont déjà cessé leurs activités, ou ont fait faillite.
  • Les résultats de quinze ans d’efforts coopératifs dans la filière café sont en péril car :

o Les coûts de production du café en Haïti sont considérablement plus élevés qu’en Amérique du Sud, pour des régions équivalentes (jusqu’à deux fois plus cher, re. Rapport de mission AVSF, Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières septembre 2006, comparaison avec le Guatemala et la Bolivie)
o Une augmentation rapide du coût de la vie fait que le prix ‘’équitable” ne permet plus aux coops d’intéresser les producteurs à persister dans la production de café de haute qualité (méthode humide) : ceux-ci n’arrivent pas à en tirer une marge bénéficiaire viable, ni même souvent à couvrir leur frais de production
o Les coops n’ont pas accès à un fond de roulement adéquat pour pouvoir acheter le café au moment de la récolte avant que les Dominicains ne viennent le rafler en Haïti
o Les coops n’ont pas d’usine de traitement final (indispensable pour l’exportation) ; elles dépendent donc d’autres joueurs qui possèdent ces infrastructures mais qui leur font payer très cher leurs services
La filière café, qui est essentielle pour la relance de l’agriculture en Haïti, doit rapidement trouver des solutions en ce qui concerne :
1. Améliorer la capacité de gestion des coopératives
2. Accéder à du crédit (à un taux raisonnable et au bon moment) afin d’être en mesure d’acheter le café des producteurs au moment de la récolte
3. Acquérir des infrastructures de transformation (usine de traitement final)
Si les coops arrivent à répondre adéquatement à ces 3 défis, leurs coûts de production vont baisser, la rentabilité va être atteinte à nouveau et elles pourront continuer à solidifier leur réseau et à investir dans leurs communautés respectives.
Au cours des rencontres que nous avons eu avec les producteurs, les regroupements coopératifs et les ONG qui encadrent leurs efforts, il nous a été souvent posé la question :
‘’Que pouvez-vous faire pour nous aider à répondre adéquatement et rapidement à ces 3 besoins prioritaires ?”
Bien que les ressources de nOula soient présentement assez limitées, il va sans dire que nous voulons orienter nos futures activités commerciales afin qu’elles contribuent directement ou indirectement à générer des solutions viables à cette problématique.

Publié il y a 5 ans et 3 mois à 11:53.


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