Vous parcourez présentement la catégorie BULLETINS.
LAKAY SE LAKAY !… 9 mars 2010: Montréal, Port-au-Prince. Cap-Haïtien

CLIQUER SUR LA PHOTO CI-DESSUS POUR ACCÉDER À D’AUTRES IMAGES
Aujourd’hui André Vanasse, Christian Lacroix et moi avons fait ce parcours pour la première fois depuis le séisme. Ici personne ne prononce plus ce mot qui est devenu tabou et qui se trouve remplacé maintenant par différents adjectifs. Je me sentais heureux d’enfin pouvoir retourner “au bercail”, mais en même temps un peu appréhensif d’être en contact direct avec les conséquences de la dévastation. Tout au long de la descente vers PaP, le silence s’était installé dans l’avion au moment même où d’habitude la joie débridée et la bonne humeur fusent de toutes parts en propos débonnaires, coquins et enjoués. Presque pas un mot aujourd’hui jusqu’à ce que les roues de l’avion touchent la piste un peu abruptement. Le pilote a quand même eu droit à des applaudissements, à moins qu’ils ne fussent plutôt destinés au courage des compatriotes. Vu que nous étions attendus à Okap par l’organisation RECOCARNO (RÉseau des COopératives de Café de la Region NOrd) nous n’avons fait que transiter à l’aéroport Toussaint Louverture: les anciens bâtiments sont encore debout mais ils sont hors-service pour raisons de sécurité.
Nous sommes maintenant à Cap-Haïtien, dans les locaux de Recocarno où nous avons été reçus chaleureusement et où nous sommes logés.
Demain on entame une journée de rencontre avec le staff de Recocarno et d’analyses de 13 échantillons de différents lots de café vert.
(À suivre) jcs
Publié il y a 18 heures et 34 minutes à 3:48.
1 commentaire
Pour visualiser notre infolettre de février, veuillez cliquer sur ce lien : noula_infolettre_02_20101
Dans cet édition du nOuliste :
Nos membres en action
- Lody Auguste
- Rodney Saint-Eloi
- André Vanasse
- Étienne Coté-Paluck
Nos producteurs en Haïti après le tremblement de terre du 12 janvier.
Direction Haïti : trois de nos membres se dirigent vers la région du Nord pour participer au traitement final de notre café et tourner un documentaire!
Publié il y a 1 semaine et 4 jours à 22:40.
Commentez
Octobre 2008, Montréal
CONGRÈS NATIONAL DES PRODUCTEURS DE CAFÉ HAÏTIENS

Nous avons assisté à PAP le 17 octobre au premier congrès national des producteurs de café Haïtiens. Cet
événement historique, hautement symbolique et inspirant, est le résultat de 15 ans de combat mené par les producteurs et les organismes qui collaborent avec eux. 200,000 familles produisent du café en Haïti, soit plus d’un million de personne qui en dépendent.

Ce regroupement a élu un Comité Exécutif permanent (Plateforme-Café) dont la mission est le plaidoyer auprès du gouvernement haïtien afin que celui-ci fasse le nécessaire pour soutenir le plan de développement de la filière café que les producteurs ont élaboré.

Ce plan stratégique est le résultat d’un immense travail de mobilisation et de concertation du mouvement paysan depuis 2001 et qui a été soutenu jusqu’à présent par quelques ONG principalement AVSF (Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières, ONG française) , ICEF (Institut de Consultation et de Formation. ONG haïtienne).
DOCUMENTAIRE SUR LA FILIÈRE CAFÉ HAÏTIENNE

Un documentaire a été filmé avant, pendant et après le congrès par Productions Bonsaï (Montréal, André Vanasse). Ce documentaire, (filmé en créole et qui sera sous-titré en français) sera un outil de plaidoyer et de formation pour les producteurs. Le syndicat des métallos de la FTQ et Plan Nagua (Québec) ont participé financièrement à faciliter ce tournage: il reste environ $10,000 à trouver pour que Productions Bonsaï puisse compléter la post-production. Toute suggestion au sujet de possibles sources de financement pour terminer ce film sera grandement appréciée.
jcs
Publié il y a 1 an et 2 mois à 15:50.
Commentez
BONNE ANNÉE 2009
Bordemer, Commune de Limonade, Dept. du Nord, Haïti

1er janvier 2009
Que 2009 vous apporte la joie et la créativité qui déborde de ces enfants du petit village de pécheurs de Bodmer (Limonad, département du Nord, Haïti)
Publié il y a 1 an et 2 mois à 19:16.
Commentez
Janvier 2008, Montréal
DERNIÈRE MISSION EN HAÏTI:

Trieuse de café (Coop CACGAVA, Dondon, Dept. du Nord)
Achat de la première cargaison de café vert :
Un des buts principaux de cette cinquième expédition en Ayiti était d’en rapporter un premier lot de café équitable ; jusqu’à présent tout se déroule comme prévu :
10 sacs de 135 lbs de café vert d’excellente qualité (2 catégories) ont été achetés la semaine dernière de RECOCARNO (Réseau des Coopératives de Café de la Région Nord)
Mon partenaire Anioclès Grégoire va livrer les sacs à l’aéroport de Port-au-Prince le 15 janvier
Le transport jusqu’à Montréal se fera par Air Canada cargo.
J’irai impatiemment attendre cette précieuse cargaison à Dorval le lendemain.

Chargement du premier sac de café équitable haïtien à destination du Canada
Rencontre avec la Coordination Nationale du Commerce Équitable :
Des rencontres ont été faites avec différents intervenants qui se battent depuis plusieurs années pour établir une table de concertation nationale représentant le mouvement paysan de chacune des régions du pays. En ce qui concerne le café, l’organisation s’appelle ‘’Coordination Campagne Café”. Ces individus, agronomes pour la plupart, m’ont dressé un tableau exhaustif de la situation ainsi que des défis auxquels les coopératives de producteurs de café sont confrontées présentement :
Le contexte qui avait été relativement favorable au développement des coopératives de café pendant dix ans a radicalement changé au cours des deux dernières années :
- La forte croissance du développement touristique en République Dominicaine crée une nouvelle demande de café qui a un effet très pernicieux sur le marché haïtien.
- Les spéculateurs dominicains viennent acheter clandestinement en Ayiti le café qui jusqu’à présent était écoulé par les coops. Celles-ci se trouvent donc brutalement privées d’une partie importante de leur approvisionnement.
- La situation est aggravée du fait que les Dominicains ont des standards de qualité incroyablement bas : ils achètent n’importe quoi au même prix que ce que les coops payent pour du café de bonne qualité (café ‘’lavé”, qui requiert beaucoup d’effort et de main d’oeuvre)
- Quelques coops ont déjà cessé leurs activités, ou ont fait faillite.
- Les résultats de quinze ans d’efforts coopératifs dans la filière café sont en péril car :
o Les coûts de production du café en Haïti sont considérablement plus élevés qu’en Amérique du Sud, pour des régions équivalentes (jusqu’à deux fois plus cher, re. Rapport de mission AVSF, Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières septembre 2006, comparaison avec le Guatemala et la Bolivie)
o Une augmentation rapide du coût de la vie fait que le prix ‘’équitable” ne permet plus aux coops d’intéresser les producteurs à persister dans la production de café de haute qualité (méthode humide) : ceux-ci n’arrivent pas à en tirer une marge bénéficiaire viable, ni même souvent à couvrir leur frais de production
o Les coops n’ont pas accès à un fond de roulement adéquat pour pouvoir acheter le café au moment de la récolte avant que les Dominicains ne viennent le rafler en Haïti
o Les coops n’ont pas d’usine de traitement final (indispensable pour l’exportation) ; elles dépendent donc d’autres joueurs qui possèdent ces infrastructures mais qui leur font payer très cher leurs services
La filière café, qui est essentielle pour la relance de l’agriculture en Haïti, doit rapidement trouver des solutions en ce qui concerne :
1. Améliorer la capacité de gestion des coopératives
2. Accéder à du crédit (à un taux raisonnable et au bon moment) afin d’être en mesure d’acheter le café des producteurs au moment de la récolte
3. Acquérir des infrastructures de transformation (usine de traitement final)
Si les coops arrivent à répondre adéquatement à ces 3 défis, leurs coûts de production vont baisser, la rentabilité va être atteinte à nouveau et elles pourront continuer à solidifier leur réseau et à investir dans leurs communautés respectives.
Au cours des rencontres que nous avons eu avec les producteurs, les regroupements coopératifs et les ONG qui encadrent leurs efforts, il nous a été souvent posé la question :
‘’Que pouvez-vous faire pour nous aider à répondre adéquatement et rapidement à ces 3 besoins prioritaires ?”
Bien que les ressources de Noula soient présentement assez limitées, il va sans dire que nous voulons orienter nos futures activités commerciales afin qu’elles contribuent directement ou indirectement à générer des solutions viables à cette problématique.
TOURNAGE DU DOCUMENTAIRE SUR LA FILIERE CAFE HAÏTIENNE :
Les rencontres décrites plus haut ont été filmées pour être intégrées au documentaire commencé en mai 2007 avec Hyacinthe Combary et André Vanasse.
Cette fois-ci nous avons confié le tournage à Bayard Jean-Bernard, jeune vidéaste de Jakmel qui est un des poulains de Hyacinthe et André. Bayard s’est distingué au cours de la cinquième édition du 72 Heures Chrono qui s’est tenu à Port-au-Prince en novembre dernier. Le court métrage ‘’Soup Joumou” dont il est l’instigateur a en effet gagné le premier prix de ce concours.
Le fait que ce soit Bayard (un jeune cinéaste de la relève haïtienne) qui ai fait ce tournage nous semble significatif et symbolique : c’est en effet pour générer cette dynamique que nous tissons des liens solidaires avec Ayiti. Nous fournissons du soutien, de la formation, un peu d’équipement, un soupçon d’affection, puis nous assistons avec émerveillement à ce que nos cousins produisent avec ça. Qu’il s’agisse de cinéma, de café, ou d’écotourisme la cause est la même : participer à la relance de l’économie locale haïtienne.

Bayard en plein tournage à Baptiste (Dept. Du Centre) Et en train d’initier agronome David Nicolas à la prise de vue

Rencontre avec des représentants de coopératives de producteurs
RENCONTRES AVEC VETERIMED, LETAGOGO ET AGRO-PRESSE:
Vétérimed :
Très dynamique ONG haïtienne qui soutient les efforts des paysans haïtiens pour relancer l’agriculture, l’élevage et l’industrie alimentaire nationale.
La stratégie globale de son PDG Michel Chancy est simple et le plan de match de Vétérimed est clairement tracé :
- La plus importante source de revenu national est l’apport financier de la diaspora haïtienne : 1.75 milliards de dollars US par an.
- 75% de cet argent est dépensé pour subvenir à des besoins alimentaires
- 60% des denrées alimentaires consommées en Haïti sont importées
- Donc 700 millions de dollars US par an retournent immédiatement à l’étranger au lieu d’être investis au pays
- La priorité de Vétérimed est donc d’abord de stopper cette hémorragie en relançant l’agriculture, l’élevage et les petites industries de transformation alimentaires de façon à pouvoir fournir le marché national.
Lètagogo :
Bel exemple d’une remarquable réussite d’entreprenariat alternatif:
- C’est un réseau de micro laiteries coopératives qui produit du lait pasteurisé et un excellent yogourt. Ces produits sont maintenant distribués dans toutes les épiceries.
- Le lait est produit par des familles qui possèdent une ou quelques vaches. En majorité ce sont des femmes qui s’occupent de la production laitière.
- Les vaches sont la plupart du temps achetées par Vétérimed avec des fonds provenant de France dans le cadre d’un ingénieux programme appelé ‘’Vaches Solidaires”
- Vétérimed confie donc une vache en gestation à une famille ‘’d'accueil” qui la prend en charge jusqu’à la seconde gestation. Les revenus de la vente du lait sont utilisés par le producteur pour rembourser l’investissement initial. Lorsque la seconde portée est née, la première est prête à produire. La maman vache ‘’solidaire” est alors remise en circulation avec son dernier bébé ; elle est confiée à un nouveau membre de la coop des producteurs qui veut se lancer en affaires. La première famille d’accueil garde donc la première portée à partir de laquelle elle peut commencer à se monter un petit troupeau dont elle est maintenant totalement propriétaire.
- L’argent qui est graduellement remboursé à Vétérimed par la famille d’accueil avec les premiers revenus de la vente du lait est utilisé à rembourser l’investisseur ‘’solidaire” qui, souvent, décide de laisser cet argent en circulation pour acquérir d’autres vaches.
- En 3 ans 75 vaches ‘’solidaires” ont été ainsi acquises et ‘’placées” dans autant de familles d’accueil. Et elles continuent à se multiplier.
- Il y a présentement 13 micro laiteries dans le réseau. Vétérimed vise à augmenter jusqu’à 100 le nombre de micro laiteries pour pouvoir fournir le marché national du lait qui est évalué à 40 millions US par année.

Transport rapide (et écologique) du lait vers les micro laiteries
Vache ‘’solidaire”
Vétérimed est à l’origine de plusieurs autres très intéressants projets d’élevage (lapins, chèvres et poules) et de diversification des cultures qui sont en développement.

Agro-Presse :
Afin de diffuser l’information pertinente requise pour faire connaître ce genre de réussite par les médias locaux ainsi qu’au niveau international, Vétérimed a créé AgroPresse, première agence de presse haïtienne dédiée à la promotion de la relance de l’agriculture et de l’élevage en Haïti.
Oxfam-Québec finance le recrutement et le programme de formation (multimédia) de la demi-douzaine de jeunes journalistes qui vont former la première équipe d’AgroPresse.
Objectifs de Noula pour 2008 :
- Importation du premier lot de café vert
- Poursuite de la conception du plan d’affaires
- Torréfaction et distribution du premier lot de café
- Sondage et dégustation par les clients cibles du café équitable haïtien
- Finalisation du plan marketing et financier pour le début des importations de café par conteneur
Jean-Christophe Stefanovitch
Publié il y a 1 an et 2 mois à 22:33.
Commentez
Avril 2007, Montréal
Compte-rendu du voyage #3 en HaïtI
CENTRE JEAN DOMINIQUE (complexe Agro-industriel)
Usine de Marmelade :
L’usine de Marmelade se trouve à l’intérieur d’un impressionnant complexe (le Centre Jean Dominique) qui est le fruit d’une coopération entre Taiwan et le Ministère de l’Agriculture d’Haïti. Trois filières principales y sont développées depuis cinq ans déjà : le bambou, le café et les agrumes.
Chacune de ces filières y est développée simultanément au plan agricole et au plan transformation :
Bambou:
Le bambou pousse très vite : il peut atteindre une vingtaine de pieds de hauteur en trois ou quatre mois.
Son système radiculaire très développé est particulièrement efficace pour retenir le sol arable. C’est donc un moyen efficace de lutte contre l’érosion qui est un problème majeur en Haïti.
Au niveau transformation, le bambou est utilisé comme matériau de construction : la plupart des bâtiments du complexe ont été construits en utilisant le bambou.
Les Taiwanais se servent aussi traditionnellement du bambou pour fabriquer de très jolis meubles. Ils ont importé ces techniques artisanales en Haïti et participé à l’implantation d’une petite usine de fabrication de meubles dans le complexe de Marmelade.
Agrumes:
De très nombreuses espèces d’agrumes poussent naturellement dans cette contrée, dont une variété de pamplemousse particulièrement juteux appelé ‘’chadèque’’.
Une petite usine de jus de fruit ultra-moderne est maintenant construite sur le site; l’équipement de production et l’expertise technique vient de Cuba. La production de jus de fruit (emballé dans des sacs de plastique (selon le procédé utilisé chez nous pour emballer le lait) va débuter au cours des prochains mois.
Café :
La FACN a participé activement au développement de la filière café :
Techniques biologiques de cultures et de lutte antiparasitaires
Techniques de première transformation (méthode humide) permettant de produire du café de haute qualité, exportable sur le marché équitable.
Construction d’une usine de transformation finale (nettoyage, triage, et mise en sacs du café vert). La technologie et l’équipement proviennent de Cuba (qui est seulement à soixante kilomètres des côtes haïtiennes).
Le Complexe Jean Dominique est dans sa cinquième année d’existence. Les résultats sont spectaculaires et inspirants. Le ministère de l’Agriculture est en train de céder ces installations à une coopérative formée par les petits producteurs locaux et la FACN).
USINE DE TOMGATO
Située à l’autre bout du pays (plein sud, entre Port-au-Prince et Jakmel) Tomgato est l’usine de transformation principale de la FACN. L’équipement est similaire à celui de l’usine de Marmelade, mais sa capacité en est trois fois supérieure. J’ai eu la chance de voir cette usine en pleine production.
La FACN a mis sur le marché une marque de café de qualité supérieure qui s’appelle ‘’Haitian Blue’’ (en bon français). Les exportations (environ une dizaine de conteneurs de 36,000 livres par année) sont faites vers l’Angleterre, la France et le Japon. Il est à souligner que l’idée initiale qui a causé la création de NOULA provient de la prise de conscience que nous avons faite en 2006 qu’aucune de ces exportations de café n’est dirigée vers l’Amérique du Nord.
CAFÉ CAP-ROUGE (JAKMEL)
Kafe Kap Wouj :
Paula Hyppolite est venue s’installer dans les montagnes de Kap Wouj (Cap Rouge) il y a quelques années, après avoir vécu à New-York City pendant 25 ans.
Peu après elle a fondé avec 6 paysannes des montagnes de la zone de Kap Wouj le collectif ‘’Just Grow’’, une entreprise de transformation de café et de chocolat en poudre.
Cette production artisanale, principalement écoulée à Jakmel et Port-au-Prince, donne à ces femmes un revenu très minime certes, mais qui leur offre néanmoins une alternative à l’épuisant va-et-vient quotidien qu’elles doivent faire à pied jusqu’au marché de Jakmel pour assurer la subsistance de leurs familles. Étant donné que ces mères de familles nombreuses sont toutes monoparentales, le fait de pouvoir rester proches de leurs enfants est un précieux avantage pour l’équilibre familial.
L’échelle artisanale de cette production la rend difficilement exportable par les moyens conventionnels (transport maritime par conteneur). Cependant l’ínitiative de Paula mérite d’être encouragée, car elle représente selon nous un modèle inspirant qui devrait être copié et multiplié. C’est pourquoi nous avons jugé bon de mettre Paula en contact avec Betsy Wall, directrice générale de PCH (Productive Coops Haiti), car celle-ci fait la navette entre Toronto et Port-au-Prince mensuellement et qu’elle commercialise déjà à petite échelle des produits alimentaires haïtiens en Ontario (extrait de vanille).
Si certains d’entre vous ont des idées qui pourraient devenir des manifestations concrètes de solidarité envers le collectif de Kap Wouj s.v.p. me faire signe pour que je vous mette en contact avec Paula.
PROCHAIN VOYAGE EN HAÏTI
Il sera effectué en partenariat avec :
André Vanasse (Productions Bonsai)
Hyacinthe Combary (ONF, 72HeuresChrono)
Chacun de nous trois est individuellement porteur d’un projet de coopération avec Haïti :
André Vanasse, pour donner suite à son implication dans le Festival de Films de Jakmel de novembre dernier, explore la production de vidéos de formation pour des organismes communautaires haïtiens
Hyacinthe Combary, qui faisait équipe avec André en novembre au FilmFest, veut introduire en Haïti le concept de 72heureschrono (formation intensive de jeunes à la technique du documentaire vidéo). Ce concept est pratiqué avec succès par Hyacinthe depuis trois ans dans plusieurs pays d’Afrique.
Par delà nos objectifs personnels dans la poursuite de chacun des projets que nous pilotons individuellement, nous partageons le désir de mettre en commun nos talents et nos ressources. Nous partageons aussi l’intention de tisser des liens solidaires en Haïti avec ceux qui luttent là-bas pour améliorer les conditions de vie générales.
Nous voulons revenir de ce voyage avec du matériel vidéo illustrant la réalité de la vie de ces individus, qu’ils soient paysans producteurs de café équitable ou jeunes artistes citadins. Ce matériel sera utilisé par la suite pour sensibiliser la communauté montréalaise ainsi que les bailleurs de fonds que nous allons approcher pour financer les divers projets par lesquels nous allons concrétiser notre solidarité avec Haïti.
Jean-Christophe Stefanovitch
Publié il y a 1 an et 2 mois à 21:20.
Commentez