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Montréal 15 décembre 2010
MESSAGE DES PRODUCTEURS DE CAFÉ HAÏTIENS EN CETTE FIN D’ANNÉE 2010:
Oui, plus que jamais nous avons besoin de la solidarité internationale pour nous soutenir à relever les défis colossaux auxquels Haïti est confronté, …mais pas n’importe comment.
Nous avons besoin de :
- moins d’aide et plus de commerce,
- moins de charité et plus de développement durable.
- moins de promesses de milliards et plus d’acheteurs pour le café haïtien de qualité
- moins de «sweat-shops» et plus de développement agricole durable visant l’auto suffisance nationale
Tels sont les propos tenus par les représentants de la PNPCH (Plateforme Nationale des Producteurs de Café d’Haïti) Frito Merisier et David Nicolas rejoints aujourd’hui par téléphone à Port-au-Prince et à Baptiste.
Au cours de ces récentes conversations nos partenaires de la PNPCH ont commenté les faits saillants qui ont profondément affecté leurs vies en 2010 ainsi que les pistes d’espoir qui se profilent pour 2011:
Il y a 6 mois jour pour jour (le 15 juin), le premier conteneur de café équitable d’Haïti depuis le séisme quittait le port de Cap-Haïtien à destination de Montréal. Malgré l’ampleur de la catastrophe de janvier et l’incroyable lenteur de la reconstruction des zones dévastées par le séisme, la vie commençait à reprendre son cours, grâce au travail acharné et à la détermination des organisations paysannes haïtiennes
Au début octobre, trois des délégués de la PNPCH (Frito Merisier, David Nicolas et Ertha Papillon) sont arrivés au Québec grâce à l’invitation de Nancy Roc et au soutien technique et financier du CECI. Objectif : faire la promotion du café haïtien au Canada. Ce qui fut accompli à travers le « Forum Affaires Québec-Haïti », de nombreuses entrevues avec les médias, des présentations et conférences à Montréal et au Saguenay, ainsi que par des rencontres et sessions de travail avec divers partenaires.
Lorsqu’ils ont repris l’avion le 19 octobre, les délégués de la PNPCH étaient confiant en l’avenir: le vent semblait avoir tourné en faveur de la filière café haïtienne. La voix des paysans producteurs était maintenant entendue et écoutée au niveau international. On planifiait déja d’augmenter de 3 à 15 le nombre de conteneurs de café haïtiens importés au Canada d’ici 3 ans…
Et puis, brusquement, 3 nouveaux fléaux se sont abattus successivement sur Haïti au cours des deux derniers mois : d’abord le choléra, puis l’ouragan Tomas et, pour couronner le tout, le chaos post-électoral… Cette succession de crises est venu accentuer l’impact déstabilisant qu’avait eu depuis le début 2010 le séisme de janvier sur l’économie et la vie rurale.
Aujourd’hui donc, à la fin de l’année 2010, le tableau de la situation tel que dressé par nos partenaires et amis de la PNPCH est encore celui d’un état de crise, malgré la nette avancée du commerce international solidaire et les acquis de la filière café. Ce sont en effet maintenant les régions rurales qui sont les plus vulnérables et les plus touchées par l’épidémie de choléra qui s’y répand à la faveur de l’isolement, du manque d’information et du manque d’intervenants qualifiés pour réussir à arrêter ce mal nouveau, paradoxalement introduit en Haïti par ceux-là même qui sont supposés « aider » le pays. Les ressources matérielles manquent cruellement dans ces régions fortement enclavées, pour prodiguer les soins d’urgence et établir un niveau sanitaire adéquat pour enrayer l’épidémie.
Cette épidémie est maintenant la principale préoccupation de nos partenaires de la PNPCH. Il est évident que la crise politique et l’impasse post électorale actuelle sont aussi source d’insécurité : c’est un autre énorme défi à relever pour le peuple haïtien. Mais ce chaos est perçu par David Nicolas et la PNPCH comme une étape nécessaire à un changement par lequel la gouverne du pays sera enfin ôtée à la bourgeoisie parasitaire qui s’y est agrippée depuis plusieurs décennies. Puis un nouveau gouvernement prendra la relève. Le peuple haïtien qui rèclame haut et fort ce changement radical, espère que le nouveau gouvernement sera formé d’individus plus compétents et intègres, travaillant pour le bien commun à partir d’une vision éclairée, de stratégies et de plans de développement nationaux et durables.
Ce nouveau gouvernement sera certainement plus réceptif au plaidoyer mené par la PNPCH pour la filière café. Les paysans vont planter plus de café car ils constatent maintenant les avantages financiers de vendre sur le marché international une partie de leur production. Cette culture va donc aider Haïti à revaloriser, rebâtir et développer son agriculture paysanne d’une façon productive, écologique et durable.
Plus que jamais donc les producteurs de café haïtiens comptent sur la solidarité internationale pour faciliter cette transition. Mais pas n’importe comment :
- du commerce, pas de la charité
- du travail, pas des promesses d’une pluie de milliards
- une économie nationale décentralisée et une eco-agriculture visant l’autosuffisance alimentaire: pas des «sweat-shop» fournies en main d’œuvre bon marché par les bidonvilles de Port-au-Prince
Cela a pris 20 ans de dur labeur aux paysans haïtiens pour reprendre le contrôle de la filière café : ceci leur permet maintenant d’établir avec des clients internationaux (nOula par exemple) des relations directes, d’égal à égal. Ils sont déterminés à multiplier ce type de partenariat, et de continuer ce travail en bâtissant sur ces fondations.
Dès le mois de février 2011, après que la fièvre électorale sera tombée, la PNPCH va lancer une campagne de promotion du café en Haïti. Les producteurs de café comptent sur nOula et sur leurs autres partenaires canadiens pour propager ce message au Canada, afin d’augmenter rapidement la demande et les ventes du café haïtien au Canada.
Ce faisant, la pression sera appliquée de plusieurs cotés sur le nouveau gouvernement qui aura été mis en place d’ici là. Il sera ainsi encouragé à exercer son leadership dans ce processus en suivant les recommandations de la PNPCH : investir dans les infrastructures, fournir du crédit agricole et appliquer la loi pour que le café haïtien ne quitte pas le pays à vil prix par le biais de la contrebande.
Ce dernier point à lui seul, consistant simplement à faire appliquer les règlements douaniers, pourra du jour au lendemain augmenter jusqu’à 30% la capacité d’exportation d’Haïti sur le marché international solidaire. Car ce café de qualité est déjà produit puisque l’équivalent de 500 conteneurs de café (120,000 sacs de 60kg) passe chaque année la frontière clandestinement. Telle est l’ampleur de la contrebande de café vers la République Dominicaine qui sévit depuis une quinzaine d’années.
Arrêter cette hémorragie représente une possibilité réaliste d’augmentation substantielle de revenus pour l’État et pour les paysans producteurs. Rediriger ce café sur les voies du commerce international solidaire permettra d’amener aux paysans et au pays deux à trois fois plus de revenus pour le même travail.
Les paysans d’Haïti comptent sur nOula pour participer à cet effort en créant un marché et une plus forte demande à Montréal, au Québec et au Canada pour le café équitable haïtien. Ils comptent sur la diaspora haïtienne partout dans le monde pour participer à cet effort collectif de relance de l’économie nationale. Une simple et toute petite décision personnelle appliquée systématiquement et multipliée 4 millions de fois (total de la population haïtienne transnationale vivant hors du pays) peut renverser le cours des choses.
Toutes les grands projets de société sont partis de ce point précis. Y compris la « révolution tranquille du Québec ».
En cette fin d’année 2010, caractérisée par l’ampleur et l’intensité des crises et catastrophes qui se sont abattues sur Haïti, le pays tout entier, semble retenir son souffle.
Souhaitant que le chaos actuel soit une étape nécessaire vers un futur digne de ce nom.
Faisons notre part, ici et maintenant au Québec.
Choisissons consciemment de faire des achats responsables.
Consommons des produits équitables haïtiens.
Intensifions notre solidarité envers les paysans au moment où ils sont encore plus vulnérables que d’habitude.
Achetons leurs produits.
Consommons-les nous-mêmes.
Et multiplions ce geste en en parlant à nos familles et nos amis.
Augmentons notre demande de café équitable haïtien, entraînant ainsi une augmentation des exportations et des revenus pour l’économie rurale et les producteurs haïtiens : en 2010 nous avons importé un conteneur.
Faisons avec nos producteurs le pari de la qualité et de la solidarité :
- doublons la mise en 2011
- Inventons un marché pour 2 conteneurs
- Ils le méritent
- Faisons-le!
Nap goumen.
Ankouraje.
Ayiti kanpe.
jcs

Publié il y a 1 an et 1 moi à 2:21.
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Publié il y a 1 an et 9 mois à 21:48.
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Port-au-Prince, lundi 29 Mars 2010

48 heures avant la divulgation à New-York du “Plan d’Action pour le Relèvement et le Développement National d’Haïti”, la Plateforme Nationale des Producteurs de Café d’Haîti” (PNPCH) tenait une conférence de presse au cours de laquelle elle a formulé une fois de plus ses demandes au gouvernement pour la mise en place du plan de développement stratégique élaboré par PNPCH pour la filière café en Haïti.
Il est à noter que la crainte des associations paysannes d’être exclues des processus décisionnels qui les concernent semblent avoir été renforcée depuis par la lecture qu’ils ont faite du “Plan d’Action” publié le 31 mars par le gouvernement Haitien, et dans lequel, par exemple, la filière café n’est pas même mentionnée.
De gauche à droite sur la photo: Issanor Bernard (Baptiste), Ertha Clercidor Papillon (Pestel) et Frito Merisier (Thiotte).

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Publié il y a 1 an et 10 mois à 16:44.
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CARICE (Dépt du Nord-Est)
15 mars 2010:

Nous avons continué notre périple par une visite de deux coops qui font partie de Recocarno dans la zone Nord-Est du pays, très proche de la frontière dominicaine. C’est une superbe région montagneuse assez difficile d’accès à cause de l’état des routes. En fait il s’agit plutôt de pistes en terre battue qui se transforment parfois en torrents quand il pleut.
Le but de ce voyage était de vérifier un lot de café dont nous avions analysé et dégusté un échantillon à Dondon, quelques jours auparavant.
Il fallait s’assurer que ce lot de café, que nous avions choisi parmi 13 autres, était vraiment conforme et identique à l’échantillon-test. Effectivement c’était le cas, et nous avons donc confirmé au président de la coop notre intention d’acheter ce lot.

Nous avons alors célébré cet évènement en partageant avec les trieuses de café un espresso fait avec le café en question, grâce à la machine à espresso portative de Christian Lacroix.

Puis nous avons parcouru le très beau territoire de Carice afin de nous familiariser avec ce terroir en y rencontrant quelques producteurs de café qui nous ont expliqué leurs méthodes d’entretien des caféières qui sont très complexes et intensives, mais qui leur permettent de lutter contre les parasites et d’améliorer la productivité avec des moyens naturels et biologiques.
Maintenant que nos lots de café sont choisis, Christian Lacroix retourne à Montréal pour le Show Expo-Santé au Palais des Congrès. nOula va y être présent avec un kiosque qui présente au public du Québec les producteurs d’Ayiti et leur excellent café ainsi que Recocarno (le Réseau des coopératives caféières de la Région du Nord).

Pendant ce temps André Vanasse et JCS continuent à œuvrer pour trouver un bateau à destination de Montréal sur lequel charger notre conteneur de café. Ceci n’est pas une mince affaire, car depuis le séisme de janvier, le trafic maritime est assez perturbé. Aux dernières nouvelles l’embarquement devrait se faire aux alentours du 28-29 mars et le départ de notre conteneur vers Montréal le … 1er avril !…
Demain nous quittons Okap, pour le Plateau Central: destination Hinche pour une rencontre avec deux “trésors d’Ayiti”. le MPP (Mouvement paysan de Papaye, Mouvman peyizan Papay en créole) et Pandiasou, communauté de base fondée par Armand Franklin.
(À suivre)

Publié il y a 1 an et 10 mois à 1:36.
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Dondon : 11-12 mars 2010
RENCONTRES AVEC DE REMARQUABLES PAYSAN(NE)S

MARIE-JEANNE ZÉPHYR, LEADER D’UN GROUPE DE PRODUCTRICES
Nous passons deux jours à Dondon, petite ville de montagne située à 1h30 au nord de Cap-Haïtien. Nous partageons notre temps entre la dégustation de 13 lots de café vert (parmi lesquels nous devons choisir notre approvisionnement 2010) et la découverte des différentes coops de producteurs et groupes communautaires qui constituent le dynamique tissu social de cette charmante localité.
Bien que la dernière récolte ait été peu abondante, la qualité du café n’en est pas moins excellente.

Christian Lacroix, notre expert dégustateur\torréfacteur qui en est à son premier voyage en Ayiti, se réjouit de la qualité de ce café et se régale de rencontrer les producteurs et d’explorer avec eux leur terroir.
Nous passons la première journée à évaluer les différents lots, à torréfier les échantillons et à les déguster en vue de sélectionner les lots que nous allons acheter pour les exporter vers Montréal.
Au cours de la seconde journée nous rencontrons plusieurs groupes communautaires de Dondon : un groupe qui travaille à développer l’écotourisme autour du concept de « La route du café » solidaire, un autre qui fait de l’alphabétisation (en créole pour adultes) et enfin un groupe de productrices de café.

La condition requise pour faire partie de l’AFGA (Association des Femmes de Cagagva) est qu’elles exploitent elles-mêmes au moins une parcelle de terrain en café. Il y a 350 femmes dans la coop CAGAGVA, dont 54 font partie de l’AFGA) La coordonnatrice de ce groupe, Marie-Jeanne Zéphyr nous emmène sur son « jardin », qui est le terme utilisé ici pour désigner toute forme d’exploitation agricole. Dans le cas de la parcelle que Marie-Jeanne nous fait fièrement visiter, il s’agit d’un impressionnant écosystème dans lequel des caféiers sont plantés à l’ombre d’arbres fruitiers de plus grande taille et qui fournissent l’ombrage indispensable pour produire du café de haute qualité. Autour de ces arbres, les paysannes cultivent une grande variété de tubercules, de pois et de légumes qui servent à diversifier leur alimentation et qu’elles vendent aussi sur les marchés locaux.

Cet impressionnant exemple de « l’écosystème caféier » est une illustration parfaite d’un des rares modèles de développement qui fonctionne à la fois au plan économique (revenus de commercialisation sur le marché local ainsi que par l’exportation) et sur le plan écologique. En effet cet écosystème assure une couverture végétale très efficace des zones élevées pour empêcher l’érosion des terres arables et les inondations catastrophiques que celle-ci provoque à la saison des pluies dans les plaines.

Publié il y a 1 an et 10 mois à 5:20.
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MONTRÉAL > PORT-AU-PRINCE
9-10 MARS 2010
Nous faisons ce parcours pour la première fois depuis le séisme. Ici personne ne prononce plus ce mot qui est devenu tabou : dans la bouche des haïtiens c’est devenu « l’événement ». Je suis heureux d’enfin pouvoir retourner “au bercail”, mais en même temps un peu appréhensif d’être en contact direct avec les conséquences de la dévastation.
Tout au long de la descente vers PaP, le silence s’est installé dans l’avion au moment même où d’habitude la joie débridée et la bonne humeur fusent de toutes parts. Presque pas un mot aujourd’hui jusqu’à ce que les roues de l’avion touchent la piste un peu abruptement. Le pilote a quand même droit à des applaudissements, à moins que ce ne soit plutôt un salut au courage du peuple haïtien.

Vu que nous étions attendu à Cap-Haïtien nous n’avons fait que transiter à l’aéroport Toussaint Louverture: les anciens bâtiments sont encore debout mais fissurés et hors service. Des bâtiments temporaires ont été érigés pour permettre la reprise du trafic commercial, pendant que le reste de l’aéroport est encore monopolisé par l’armée américaine et les activités humanitaires qu’y mènent des ONG provenant de nombreux autres pays.
Après un transit un peu chaotique nous prenons place à bord d’un petit bimoteur qui nous conduit au Cap en quelques minutes.

CAP-HAïTIEN
La première moitié de la journée est consacrée à une rencontre avec notre fournisseur de café qui nous héberge et nous prend en charge tout au long de notre séjour dans le Nord (le nord du sud bien entendu…)
Équipe de Recocarno (Réseau des Coopératives Caféières de la Région Nord) qui est:
- Bonheur Luckner (dir. général)
- Renaud JeanJacques (finances)
- Eddy Victor (qualité)
- Lavalette SaintVil (communications)
- Béatrice Plaisance (secrétariat)
- Castin Jacques (comptabilité)
- Saragen DeLaleu (comptabilité)

Recocarno regroupe :
- 8 coopératives de producteurs
- soit 6,700 membres (familles de producteurs)
- donc environ 35,000 personnes.
-
Structure organisationnelle :
- assemblée générale
- conseil d’administration
- comité d’éducation
- comité de surveillance.
Infrastructures :
- 25 stations de dépulpage du « café parche » (cad qu’il est dépulpé, lavé et séché mais non décortiqué)
- 2 usines de traitement final (décorticage, triage, mise en sacs)
- 1 bureau administratif à Okap.
Au cours de cette rencontre nous avons :
- fait un tour de table permettant à chaque individu de se présenter
- passé en revue les objectifs de la visite de nOula (achat du café, traitement final, exportation du conteneur, tournage du documentaire)
- établi le programme des activités de la semaine
- pris connaissance des diverses étapes de transformation du café de la récolte jusqu’à l’exportation
- passé en revue les différents types de « terroirs » parmi l’ensemble des coopératives
- examiné une dizaine d’échantillons de café vert en provenance de 8 coopératives de producteurs
Cette première journée de travail fut vraiment productive, bien qu’elle se soit terminée avec une mauvaise surprise : le transitaire de Recocarno n’a pas de bateau en partance la semaine prochaine. Nous devons en trouver un très rapidement.

jcs
(À suivre)
Publié il y a 1 an et 11 mois à 8:28.
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Port-au-Prince 19 février 2010:
5 semaines après le séisme qui lui a fait perdre son bureau, la Plate-forme Nationale des Producteurs de Café d’Ayiti (PNPKA) s’est réunie pour la première fois.
Ce groupe rassemble des délégués de chaque région productrice.
Frito Merisier (au centre au premier plan) en est le coordonateur (sa maison a été détruite).

Grâce à l’initiative de Productions Bonsaï (André Vanasse) et la générosité de la FTQ (Denise Gagnon) un fonds d’urgence a été envoyé rapidement à Platfom-Kafe pour aider à remettre l’organisation en fonction.
POUR VISITER LE SITE WEB DE PNPKA, CLIQUER SUR LA PHOTO CI-DESSUS

Publié il y a 1 an et 11 mois à 14:50.
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Jakmel, Décembre 2007

Paula Hyppolite est venue s’installer dans les montagnes de Kap Wouj (Cap Rouge) il y a quelques années, après avoir vécu à New-York City pendant 25 ans.
Peu après elle a fondé avec 6 paysannes des montagnes de la zone de Kap Wouj le collectif ‘’Just Grow”, une entreprise de transformation de café et de chocolat en poudre.

Cette production artisanale, principalement écoulée à Jakmel et Port-au-Prince, donne à ces femmes un revenu très minime certes, mais qui leur offre néanmoins une alternative à l’épuisant va-et-vient quotidien qu’elles doivent faire à pied jusqu’au marché de Jakmel pour assurer la subsistance de leurs familles.

Étant donné que ces mères de familles nombreuses sont mono parentales, le fait de pouvoir rester proches de leurs enfants est un précieux avantage pour l’équilibre familial. L’échelle artisanale de cette production la rend difficilement exportable par les moyens conventionnels (transport maritime par conteneur).
Cependant l’initiative de Paula mérite d’être encouragée, car elle représente selon nous un modèle inspirant qui devrait être copié et multiplié.

Si certains d’entre vous ont des idées qui pourraient devenir des manifestations concrètes de solidarité envers le collectif de Kap Wouj s.v.p. me faire signe pour que je vous mette en contact avec Paula.
Publié il y a 3 ans et 1 moi à 9:03.
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