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Missiyon Kafe #2

LAKAY SE LAKAY !… 9 mars 2010: Montréal, Port-au-Prince. Cap-Haïtien

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Aujourd’hui André Vanasse, Christian Lacroix et moi avons fait ce parcours pour la première fois depuis le séisme. Ici personne ne prononce plus ce mot qui est devenu tabou et qui se trouve remplacé maintenant par différents adjectifs. Je me sentais heureux d’enfin pouvoir retourner “au bercail”, mais en même temps un peu appréhensif d’être en contact direct avec les conséquences de la dévastation. Tout au long de la descente vers PaP, le silence s’était installé dans l’avion au moment même où d’habitude la joie débridée et la bonne humeur fusent de toutes parts en propos débonnaires, coquins et enjoués. Presque pas un mot aujourd’hui jusqu’à ce que les roues de l’avion touchent la piste un peu abruptement. Le pilote a quand même eu droit à des applaudissements, à moins qu’ils ne fussent plutôt destinés au courage des compatriotes. Vu que nous étions attendus à Okap par l’organisation RECOCARNO (RÉseau des COopératives de Café de la Region NOrd) nous n’avons fait que transiter à l’aéroport Toussaint Louverture: les anciens bâtiments sont encore debout mais ils sont hors-service pour raisons de sécurité.

Nous sommes maintenant à Cap-Haïtien, dans les locaux de Recocarno où nous avons été reçus chaleureusement et où nous sommes logés.

Demain on entame une journée de rencontre avec le staff de Recocarno et d’analyses de 13 échantillons de différents lots de café vert.

(À suivre) jcs





Publié il y a 18 heures et 34 minutes à 3:48.


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UN PAS DE PLUS VERS L’AUTO SUFFISANCE ALIMENTAIRE

Lire la suite de cet article sur le site de Agro-Presse.





Publié il y a 3 mois et 1 semaine à 19:29.


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Pour le lait comme pour le café, qui profite de la crise globale?

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Publié il y a 6 mois et 1 semaine à 7:35.


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HAÏTI: MOBILISATION GÉNÉRALE CONTRE LES DÉSASTRES NATURELS ET LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

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Publié il y a 9 mois à 15:29.


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AgroPresse Haïti: une étoile est née

Port-au-Prince 2 avril 2009:

Cette semaine est né un nouveau site d’information au service de l’agriculture et du développement rural en Haïti. AgroPresse est le fruit d’un considérable travail collectif de plusieurs organisations et entreprises haïtiennes qui œuvrent dans le domaine de l’Agro-Écologie et qui viennent donc de se doter d’un précieux outil de communication, de réseautage et de diffusion.

Lire la suite de cette article sur le site d’AgroPresse

Aller à la page d’accueil du site d’AgroPresse






Publié il y a 11 mois et 1 semaine à 21:31.


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NOS PARTENAIRES PRODUCTEURS DE CAFÉ

LA COOPÉRATIVE AGRICOLE CAFÉÏÈRE GABART LEVAILLANT,  (CACGAVA)   Municipalité de Dondon, département du Nord, Haïti.

M. ROMELUS gérant de la coopérative Caféière Capois La Mort (KKKLD) à Dondon; il est responsable de la préparation du café de tout le groupe RECOCARNO qui se fait à la CACGAVA

Cliquer ici pour voir les membres de cette coopérative effectuer les opérations de traitement final du café et le moment historique du chargement du premier sac de café équitable haïtien exporté au Canada.





Publié il y a 1 an à 12:48.


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VÉTERIMED / LÈTAGOGO

Entretiens avec agronome Hérauld Museau (responsable Vétérimed région Nord)
Limonade, 8 janvier 2009

Vétérimed est une ONG haïtienne qui œuvre pour l’autosuffisance et la souveraineté alimentaire en Haïti.
Sa mission est de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des familles de paysans en améliorant l’élevage qui est un élément central du paysage rural haïtien et un pilier de l’équilibre économique de sa population.

Les quatre principaux axes d’intervention de Vétérimed sont :

  • La production
  • La transformation
  • La diversification
  • Le renforcement organisationnel

PRODUCTION :
Le profil typique de l’exploitation paysanne haïtienne ressemble à la description suivante:
Une famille avec 4 enfants, une parcelle d’habitation (souvent trop petite pour la culture), une ou plusieurs autres petites parcelles (à 1/2h , 1h ou 1h1/2 de là) qui sont en cultures vivrières variées; un petit cheptel 1, 2 ou 3 vaches, quelques chèvres, 1 ou 2 porcs.

La stratégie de Vétérimed consiste à améliorer la condition de vie des familles en améliorant l’élevage qui est un enjeu économique crucial pour celles-ci.
Et pour atteindre cet objectif, plutôt que d’introduire de nouveaux systèmes, Vétérimed s’efforce d’améliorer le système d’élevage existant, de le rendre plus productif donc plus rentable pour les familles paysannes.

Élevage bovin surtout : la vache « indigène » qui est issue des différentes espèces importée en Haïti par les colons (surtout les Espagnols) est un très bel et robuste animal mais qui n’excelle ni sur le plan de la production laitière ni sur celui de la production de viande
Vétérimed s’est attaqué à ce défi par le biais d’un programme de formation visant à améliorer l’alimentation, la santé et la reproduction bovine.
Ce programme donne une formation de technicien vétérinaire aux enfants des paysans. C’est ainsi qu’est né le réseau InterVet, initié par Vétérimed mais qui fonctionne maintenant en  tant qu’entité indépendante et autonome. Ce réseau couvre maintenant l’ensemble du territoire Haïtien avec 1,600 techniciens-vétérinaires. Chaque année 30 nouveaux techniciens vétérinaires sortent de ce programme de formation.
Les résultats produits par ce programme ont commencé à être mesurables très rapidement : la saison sèche (de mars à juillet) causait jusqu’alors des pertes importantes au sein du cheptel de la région. En 2000, 80% des bovins sont morts de faim et de soif. En 2004 il n’y a eu que 12 mortalités dues à la sécheresse. Depuis 2006 il n’y en a plus du tout. Ces résultats ont été atteints en installant des puits collectifs auxquels peuvent êtres abreuvés jusqu’à 400 animaux, et en améliorant le fourrage avec des variétés plus résistantes à la sècheresse.
La productivité des vaches a considérablement augmentée, mais il reste encore des défis importants : en période relativement plus humide (de août à février) la production quotidienne moyenne est passée de 3 à 5 litres par jour. Par contre en période de canicule (5 mois par an) bien que les bêtes ne meurent plus, la production laitière baisse encore de 80%.
L’augmentation de la production laitière en dehors de la période de sécheresse a été tellement importante que cela a généré une conséquence négative qui est devenu un nouveau défi : le prix du lait chute au cours de cette période d’abondance. Vétérimed et les producteurs de lait ont relevé ce défi d’une façon originale:
D’une part en soutenant les producteurs à se structurer et à s’organiser collectivement pour faire cohésion face aux dictats des acheteurs de lait . D’autre part en créant une industrie de transformation artisanale, les micro-laiteries « Lètagogo » qui sont gérées par les associations de producteurs et qui permettent aux producteurs de bénéficier d’un revenu prévisible toute l’année, avec un prix stable, indépendant des spéculations des acheteurs de lait « conventionnels ».


Le prix du lait sur le marché conventionnel peut varier entre 70 et 20 gourdes par gallon US (3.78 L). La laiterie l’achète à 50 gourdes tout au long de l’année.
L’APWOLIM (Association des Producteurs de Lait de Limonade) est passé de 80 à 480 membres (dont 170 femmes) en l’espace de 5 ans. C’est une organisation qui a acquis une crédibilité qui lui vaut maintenant d’être entendue en haut lieu et même de négocier avec le gouvernement au sujet d’enjeu stratégiques cruciaux pour le développement de l’économie rurale (comme la réforme agraire).

Il y a maintenant 15 micro-laiteries reparties dans tout le pays fonctionnant selon le modèle de la « franchise » Létagogo et qui produisent principalement du lait pasteurisé en bouteilles, du Yaourt, et du fromage.

La laiterie de Limonade a été le projet pilote à partir duquel le modèle d’affaires a été élaboré et raffiné, puis reproduit dans les autres régions du pays. Cette laiterie est la propriété d’APWOLIM (association des producteurs) et gérée par un conseil d’administration formé de représentant de 4 associations locales :
APWOLIM, InterVet (réseau de techniciens vétérinaires), AFLIDEPA (organisation de femmes dont beaucoup sont des productrices laitières « célibataires »), et MKAD (Mouvement Coopératif agricole Dubout).

Une fois que la laiterie est en opération, le rôle de Vétérimed consiste alors essentiellement à maintenir les normes de qualité que les micro-laiteries doivent respecter pour pouvoir opérer sous la bannière Lètagogo  et à agir en tant que conseiller. Les produits Létagogo sont fabriqués exclusivement avec du lait naturel (aucun ajout de lait en poudre n’est toléré).





Publié il y a 1 an et 1 moi à 2:36.


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Rencontres avec VÉTÉRIMED, LÈTAGOGO et AGRO-PRESSE

Port-au-Prince, Décembre 2007


VÉTÉRIMED

Très dynamique ONG haïtienne qui soutient les efforts des paysans haïtiens pour relancer l’agriculture, l’élevage et l’industrie alimentaire nationale.
La stratégie globale de son PDG Michel Chancy est simple et le plan de match de Vétérimed est clairement tracé :

  • La plus importante source de revenu national est l’apport financier de la diaspora haïtienne : 1.75 milliards de dollars US par an.
  • 75% de cet argent est dépensé pour subvenir à des besoins alimentaires
  • 60% des denrées alimentaires consommées en Haïti sont importées
  • Donc 700 millions de dollars US par an retournent immédiatement à l’étranger au lieu d’être investis au pays
  • La priorité de Vétérimed est donc d’abord de stopper cette hémorragie en relançant l’agriculture, l’élevage et les petites industries de transformation alimentaires de façon à pouvoir fournir le marché national.

LÈTAGOGO


Bel exemple d’une remarquable réussite d’entreprenariat alternatif:

  • C’est un réseau de micro laiteries coopératives qui produit du lait pasteurisé et un excellent yogourt. Ces produits sont maintenant distribués dans toutes les épiceries.
  • Le lait est produit par des familles qui possèdent une ou quelques vaches. En majorité ce sont des femmes qui s’occupent de la production laitière.
  • Les vaches sont la plupart du temps achetées par Vétérimed avec des fonds provenant de France dans le cadre d’un ingénieux programme appelé ‘’Vaches Solidaires”
  • Vétérimed confie donc une vache en gestation à une famille ‘’d'accueil” qui la prend en charge jusqu’à la seconde gestation. Les revenus de la vente du lait sont utilisés par le producteur pour rembourser l’investissement initial. Lorsque la seconde portée est née, la première est prête à produire. La maman vache ‘’solidaire” est alors remise en circulation avec son dernier bébé ; elle est confiée à un nouveau membre de la coop des producteurs qui veut se lancer en affaires. La première famille d’accueil garde donc la première portée à partir de laquelle elle peut commencer à se monter un petit troupeau dont elle est maintenant totalement propriétaire.
  • L’argent qui est graduellement remboursé à Vétérimed par la famille d’accueil avec les premiers revenus de la vente du lait est utilisé à rembourser l’investisseur ‘’solidaire” qui, souvent, décide de laisser cet argent en circulation pour acquérir d’autres vaches.
  • En 3 ans 75 vaches ‘’solidaires” ont été ainsi acquises et ‘’placées” dans autant de familles d’accueil. Et elles continuent à se multiplier.
  • Il y a présentement 13 micro laiteries dans le réseau. Vétérimed vise à augmenter jusqu’à 100 le nombre de micro laiteries pour pouvoir fournir le marché national du lait qui est évalué à 40 millions US par année

AGRO-PRESSE

Afin de diffuser l’information pertinente requise pour faire connaître ce genre de réussite par les médias locaux ainsi qu’au niveau international, Vétérimed a créé AgroPresse, première agence de presse haïtienne dédiée à la promotion de la relance de l’agriculture et de l’élevage en Haïti.

Oxfam-Québec finance le recrutement et le programme de formation (multimédia) de la demi-douzaine de jeunes journalistes qui vont former la première équipe d’AgroPresse.

Agropresse est formée de :
Veterimed (Élevage, santé animale, transformation du lait) ;
Medialternatf (Information, communication)
Saks (Communication sociale, radiophonie)
Group Croissance S.A (Gestion d’entreprise, marketing, économie, finance, technologie) ;
Gref (Problème foncier) ;

Rock André, un des journalistes de Agro-Presse





Publié il y a 1 an et 2 mois à 23:52.


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