Le Mouvement Paysan Papaye (MPP) prend position contre Monsanto
CLIQUER SUR L’IMAGE CI-DESSUS POUR LIRE LA SUITE DE L’ARTICLE D’ALTER-PRESS
Vous parcourez présentement la catégorie AGROÉCOLOGIE.
CLIQUER SUR L’IMAGE CI-DESSUS POUR LIRE LA SUITE DE L’ARTICLE D’ALTER-PRESS
PANDIASSOU

19-21 mars 2010
Le Plateau Central est une région assez contrastée : certaines parties sont très arides et presque désertiques. D’autres, qui sont mieux irriguées, sont plus verdoyantes. C’est le cas de notre prochaine destination : Pandiassou, à environ 3 heures de route au nord-est de Port-au-Prince, quelques kilomètres après la ville de Hinche.
Lorsque le Frère Armand Franklin est venu s’y installer c’était un désert.
Quel est le secret de cette transformation spectaculaire?
Trente ans de travail acharné, une foi à « déplacer des collines », une vision audacieuse et quelques idées brillantes. Les lacs collinaires symbolisent assez magistralement le genre de résultats accomplis par cet homme et son équipe de « missionnaires » tenacement debout parmi les paysans depuis plus de trois décennies.
En effet une des caractéristiques climatiques de cette région est que la période pluvieuse y dure 6 mois, suivi par 6 mois de sècheresse torride au cours de laquelle la vie s’arrête, les animaux meurent et les humains vivent la famine. La solution élaborée au fil des ans par Armand Franklin pour sortir de cette impasse, consiste à tirer parti du relief collineux de cet environnement ainsi que de la nature imperméable du sous-sol argileux : à l’aide de simples remblais de terre localisés stratégiquement pour fermer ces zones de dépression, des barrages sont ainsi constitués pour retenir les eaux de pluie dans ces cuvettes naturelles que définissent les collines qui les entourent. L’eau s‘y accumule donc pendant la saison des pluies, transformant ces petites vallées en de véritables « lacs collinaires » dont certains s’étendent sur plus de 10 km.

Et la vie peut continuer dorénavant « à plein temps ». Les cultures sont irriguées, le bétail prospère, les arbres poussent, les oiseaux reviennent. Quand l’aquaculture y est introduite, la pêche apporte alors des revenus supplémentaires et améliore la qualité de l’alimentation de la population. L’écosystème dans sa totalité s’en trouve régénéré et dynamisé, ainsi que le tissu social et l’économie régionale.
Devant l’évidence de ces résultats et la simplicité de cette solution, le gouvernement haïtien a confié à Armand Franklin la gestion de la construction d’une centaine de lacs de ce type dans plusieurs régions du pays qui sont affligées par le même problème de sècheresse chronique. Le budget en est de 21 millions USD sur 2 ans, créant ainsi plus de 4,000 emplois pour l’implantation de ces lacs et l’aménagement de territoire qui s’impose par après.
Des résultats tout aussi impressionnants ont aussi été réalisés pat l’équipe de Pandiassou au niveau de l’éducation, de la santé, de la production agricole et de l’économie sociale. Ils donneront lieu à d’autres articles sur notre site web. Nous y traiterons aussi du MPP (Mouvement Paysan Papaye) lui aussi basé dans la région de Hinche. Nous y avons rencontré son coordonnateur, Chavannes Jean-Baptiste, qui siège maintenant au Conseil d’Administration de « Via Campesina » organisme international qui regroupe des représentants de tous les mouvements paysans de la planète.

Port-au-Prince 1er septembre 2009
Les paysans de Limonade (département du Nord) ont retrouvé leurs terres.
Lire la suite de l’article d’AlterPresse
5 janvier 2009
Entrevue avec agronome Dorcin Gesner

L’Association des Fermiers de Limonade (AFL) a été fondée en 1998 afin de fournir de l’encadrement et de la formation technique aux jeunes agriculteurs de la région.
Cet enseignement traite principalement de la production maraîchère et de la mécanisation agricole.
180 jeunes (de 15 à 24 ans) reçoivent donc une formation théorique dans les locaux de l’École nationale de Dubout (quartier de Limonade) tandis que la formation pratique est donnée à quelques kilomètres là, sur la Ferme de l’AFL, qui a débuté ses opérations il y a un an.

La ferme a une superficie de 2.3 carreaux (environ 3 hectares). C’est un projet conjoint de l’AFL et du Ministère de l’Éducation Nationale qui a une double mission : l’enseignement et la production.
D’une part les jeunes peuvent y compléter leurs connaissances théoriques en se familiarisant avec diverses techniques y compris les labours avec traction animale (bovins) et mécanique (tracteur).

D’autre part 7 jeunes agriculteurs (6 hommes et une femme) membres de l’AFL s’occupent collectivement des activités de production maraîchère. Ils cultivent des laitues, tomates, betteraves, carottes, brocoli, oignons et qui sont écoulés à différents hôtels de la région, ainsi que des produits plus traditionnels tels que manioc, banane plantain, légumineuses et piment fort qui sont écoulés dans des marchés locaux.

L’équipe de production vient travailler à la ferme à tous les 2 jours. Lorsqu’un surplus de main-d’œuvre est nécessaire ils engagent d’autres paysans du coin pour travailler avec eux.
Le démarrage de l’entreprise a nécessité un travail considérable pour défricher ce terrain qui était en fait une épaisse savane broussailleuse (bayahonde), le clôturer, le labourer, y creuser des puits et y construire un bâtiment qui est une remise à outils surmontée d’un réservoir de 2,800 litres pour l’irrigation et l’arrosage.
Au cours de cette première année, la production maraichère de la ferme a commencée à être vendue sur les marchés locaux ainsi que dans certains hôtels de la région.
Pour sa deuxième année d’existence, le Jardin de l’AFL vise maintenant une augmentation substantielle de la production, maintenant que la plupart des infrastructures sont en place.
Défis principaux qui doivent êtres relevés en 2009:
La capacité de produire même pendant les 5 mois de saison chaude (d’avril à Août) : pour cela il faut créer de l’ombre pour protéger les cultures de la chaleur trop intense
La concurrence avec les produits importés de République Dominicaine : pour cela il faut pouvoir produire toute l’année afin de fidéliser la clientèle.
Se procurer un tracteur (présentement ils doivent en louer un à fort prix).
Perspectives de développement :
Augmenter la production de piments, laitue, choux.
Commencer la transformation des tomates et fruits (mangues, ananas)
Acquisition d’un tracteur :
Si vous avez un tracteur JohnDeere 5410 (4×4 avec roues jumelées) qui traîne dans votre cour ou si vous connaissez un organisme qui voudrait faire ce genre de contribution faites-le savoir à l’agronome Dorcin à l’adresse dorcingesner@yahoo.fr
Port-au-Prince, Décembre 2008
Texte de Guerly Valbrun, agronome
Définition
L’agro-écologie est une démarche scientifique attentive aux phénomènes biologiques qui associe le dévelopement agricole à la protection-régénération de l’environnement naturel.
Autrement dit, c’est une science qui regroupe plusieurs disciplines ayant pour objet l’étude des relations entre les organismes vivants présents dans les cultures: interactions entre les plantes, les animaux, les hommes et leur environnement au sein de systèmes agricoles.
Principes de base:
C’est une philosophie qui permet d’adapter plus justement nos comportements aux enjeux environnementaux, sociaux et économiques auxquels nos sociétés sont confrontées.
L’agro-écologie n’est pas une technique, c’est une démarche philosophique qui nous amène à privilégier la diversité sur l’uniformité, la reproductibilité sur la stérilité, le potentiel d’évolution sur l’inertie, les échanges locaux sur les échanges dématérialisés, l’utilisation de ressources locales plutôt que l’importation outrancière de marchandises, le respect du sol, de la plante, de l’animal, de l’homme, de la vie sous toutes ses formes, le recours à des pratiques économes et autonomes.
Ces principes sont applicables dans tous les secteurs de la vie, de l’alimentation, de la cuisine, de l’entreprise.
Culture productiviste versus système agro-écologique:
Le système productiviste prime le profit. La productivité est le rapport entre la quantité de biens matériels obtenus et les ressources qui ont été utilisées pour la production (énergie, matières premières, main-d’œuvre, capital etc.)
L’objectif premier est l’accroissement de la production, la maximisation du rendement en utilisant des outils de production sophistiqués et beaucoup de fertilisants sans se soucier des modifications dramatiques que cela va causer dans les équilibres écologiques.
La production ne se fait pas pour le produit mais pour l’argent: l’argent produit l’argent.
Le système agro-écologique lui, met en œuvre des techniques plus conformes à des exigences d’ordre économiques et écologiques dans le but d’optimiser la qualité des produits agricoles. D’autre part on vise à respecter l’environnement d’où ils proviennent et respectant tous les éléments de l’écosystème.
Port-au-Prince, Décembre 2007

VÉTÉRIMED
Très dynamique ONG haïtienne qui soutient les efforts des paysans haïtiens pour relancer l’agriculture, l’élevage et l’industrie alimentaire nationale.
La stratégie globale de son PDG Michel Chancy est simple et le plan de match de Vétérimed est clairement tracé :
LÈTAGOGO

Bel exemple d’une remarquable réussite d’entreprenariat alternatif:

AGRO-PRESSE
Afin de diffuser l’information pertinente requise pour faire connaître ce genre de réussite par les médias locaux ainsi qu’au niveau international, Vétérimed a créé AgroPresse, première agence de presse haïtienne dédiée à la promotion de la relance de l’agriculture et de l’élevage en Haïti.
Oxfam-Québec finance le recrutement et le programme de formation (multimédia) de la demi-douzaine de jeunes journalistes qui vont former la première équipe d’AgroPresse.
Agropresse est formée de :
Veterimed (Élevage, santé animale, transformation du lait) ;
Medialternatf (Information, communication)
Saks (Communication sociale, radiophonie)
Group Croissance S.A (Gestion d’entreprise, marketing, économie, finance, technologie) ;
Gref (Problème foncier) ;

Rock André, un des journalistes de Agro-Presse