ARTISANS D’HAÏTI
LIEN VERS LE FILM DE DAVID BELLE SUR VIMEO (5 MIN 45)
http://vimeo.com/24970779
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LIEN VERS LE FILM DE DAVID BELLE SUR VIMEO (5 MIN 45)
http://vimeo.com/24970779
VISIONNEZ CE DOCUMENTAIRE DE 13 MINUTES:
http://www.youtube.com/watch?v=Uh1CUwEgZRk
Ajoutée par ayitinoula le 5 janv. 2011
“Un autre pays est déjà en train de naitre, sans qu’on s’en aperçoive.” Rodney Saint-Éloi
Une co-production de nOulacoop et de Productions Bonsaï.
Tourné en 2010 dans le département du Nord, ce film illustre les remarquables résultats accomplis par les paysans haïtiens pour reprendre le contrôle de la filière café. Lutte contre le déboisement, relance de l’éco-agriculture nationale, organisation de 8 coopératives regroupant 6,700 familles. Le modèle de développement élaboré par ces organisations paysannes fonctionnant autant au niveau économique qu’au niveau écologique, leur a permis d’établir des relations commerciales directes et fructueuses avec des partenaires internationaux comme la coopérative nOula basée à Montréal et spécialisée dans le commerce équitable avec Haïti.
Montréal 15 décembre 2010
MESSAGE DES PRODUCTEURS DE CAFÉ HAÏTIENS EN CETTE FIN D’ANNÉE 2010:
Oui, plus que jamais nous avons besoin de la solidarité internationale pour nous soutenir à relever les défis colossaux auxquels Haïti est confronté, …mais pas n’importe comment.
Nous avons besoin de :
Tels sont les propos tenus par les représentants de la PNPCH (Plateforme Nationale des Producteurs de Café d’Haïti) Frito Merisier et David Nicolas rejoints aujourd’hui par téléphone à Port-au-Prince et à Baptiste.
Au cours de ces récentes conversations nos partenaires de la PNPCH ont commenté les faits saillants qui ont profondément affecté leurs vies en 2010 ainsi que les pistes d’espoir qui se profilent pour 2011:
Il y a 6 mois jour pour jour (le 15 juin), le premier conteneur de café équitable d’Haïti depuis le séisme quittait le port de Cap-Haïtien à destination de Montréal. Malgré l’ampleur de la catastrophe de janvier et l’incroyable lenteur de la reconstruction des zones dévastées par le séisme, la vie commençait à reprendre son cours, grâce au travail acharné et à la détermination des organisations paysannes haïtiennes
Au début octobre, trois des délégués de la PNPCH (Frito Merisier, David Nicolas et Ertha Papillon) sont arrivés au Québec grâce à l’invitation de Nancy Roc et au soutien technique et financier du CECI. Objectif : faire la promotion du café haïtien au Canada. Ce qui fut accompli à travers le « Forum Affaires Québec-Haïti », de nombreuses entrevues avec les médias, des présentations et conférences à Montréal et au Saguenay, ainsi que par des rencontres et sessions de travail avec divers partenaires.
Lorsqu’ils ont repris l’avion le 19 octobre, les délégués de la PNPCH étaient confiant en l’avenir: le vent semblait avoir tourné en faveur de la filière café haïtienne. La voix des paysans producteurs était maintenant entendue et écoutée au niveau international. On planifiait déja d’augmenter de 3 à 15 le nombre de conteneurs de café haïtiens importés au Canada d’ici 3 ans…
Et puis, brusquement, 3 nouveaux fléaux se sont abattus successivement sur Haïti au cours des deux derniers mois : d’abord le choléra, puis l’ouragan Tomas et, pour couronner le tout, le chaos post-électoral… Cette succession de crises est venu accentuer l’impact déstabilisant qu’avait eu depuis le début 2010 le séisme de janvier sur l’économie et la vie rurale.
Aujourd’hui donc, à la fin de l’année 2010, le tableau de la situation tel que dressé par nos partenaires et amis de la PNPCH est encore celui d’un état de crise, malgré la nette avancée du commerce international solidaire et les acquis de la filière café. Ce sont en effet maintenant les régions rurales qui sont les plus vulnérables et les plus touchées par l’épidémie de choléra qui s’y répand à la faveur de l’isolement, du manque d’information et du manque d’intervenants qualifiés pour réussir à arrêter ce mal nouveau, paradoxalement introduit en Haïti par ceux-là même qui sont supposés « aider » le pays. Les ressources matérielles manquent cruellement dans ces régions fortement enclavées, pour prodiguer les soins d’urgence et établir un niveau sanitaire adéquat pour enrayer l’épidémie.
Cette épidémie est maintenant la principale préoccupation de nos partenaires de la PNPCH. Il est évident que la crise politique et l’impasse post électorale actuelle sont aussi source d’insécurité : c’est un autre énorme défi à relever pour le peuple haïtien. Mais ce chaos est perçu par David Nicolas et la PNPCH comme une étape nécessaire à un changement par lequel la gouverne du pays sera enfin ôtée à la bourgeoisie parasitaire qui s’y est agrippée depuis plusieurs décennies. Puis un nouveau gouvernement prendra la relève. Le peuple haïtien qui rèclame haut et fort ce changement radical, espère que le nouveau gouvernement sera formé d’individus plus compétents et intègres, travaillant pour le bien commun à partir d’une vision éclairée, de stratégies et de plans de développement nationaux et durables.
Ce nouveau gouvernement sera certainement plus réceptif au plaidoyer mené par la PNPCH pour la filière café. Les paysans vont planter plus de café car ils constatent maintenant les avantages financiers de vendre sur le marché international une partie de leur production. Cette culture va donc aider Haïti à revaloriser, rebâtir et développer son agriculture paysanne d’une façon productive, écologique et durable.
Plus que jamais donc les producteurs de café haïtiens comptent sur la solidarité internationale pour faciliter cette transition. Mais pas n’importe comment :
Cela a pris 20 ans de dur labeur aux paysans haïtiens pour reprendre le contrôle de la filière café : ceci leur permet maintenant d’établir avec des clients internationaux (nOula par exemple) des relations directes, d’égal à égal. Ils sont déterminés à multiplier ce type de partenariat, et de continuer ce travail en bâtissant sur ces fondations.
Dès le mois de février 2011, après que la fièvre électorale sera tombée, la PNPCH va lancer une campagne de promotion du café en Haïti. Les producteurs de café comptent sur nOula et sur leurs autres partenaires canadiens pour propager ce message au Canada, afin d’augmenter rapidement la demande et les ventes du café haïtien au Canada.
Ce faisant, la pression sera appliquée de plusieurs cotés sur le nouveau gouvernement qui aura été mis en place d’ici là. Il sera ainsi encouragé à exercer son leadership dans ce processus en suivant les recommandations de la PNPCH : investir dans les infrastructures, fournir du crédit agricole et appliquer la loi pour que le café haïtien ne quitte pas le pays à vil prix par le biais de la contrebande.
Ce dernier point à lui seul, consistant simplement à faire appliquer les règlements douaniers, pourra du jour au lendemain augmenter jusqu’à 30% la capacité d’exportation d’Haïti sur le marché international solidaire. Car ce café de qualité est déjà produit puisque l’équivalent de 500 conteneurs de café (120,000 sacs de 60kg) passe chaque année la frontière clandestinement. Telle est l’ampleur de la contrebande de café vers la République Dominicaine qui sévit depuis une quinzaine d’années.
Arrêter cette hémorragie représente une possibilité réaliste d’augmentation substantielle de revenus pour l’État et pour les paysans producteurs. Rediriger ce café sur les voies du commerce international solidaire permettra d’amener aux paysans et au pays deux à trois fois plus de revenus pour le même travail.
Les paysans d’Haïti comptent sur nOula pour participer à cet effort en créant un marché et une plus forte demande à Montréal, au Québec et au Canada pour le café équitable haïtien. Ils comptent sur la diaspora haïtienne partout dans le monde pour participer à cet effort collectif de relance de l’économie nationale. Une simple et toute petite décision personnelle appliquée systématiquement et multipliée 4 millions de fois (total de la population haïtienne transnationale vivant hors du pays) peut renverser le cours des choses.
Toutes les grands projets de société sont partis de ce point précis. Y compris la « révolution tranquille du Québec ».
En cette fin d’année 2010, caractérisée par l’ampleur et l’intensité des crises et catastrophes qui se sont abattues sur Haïti, le pays tout entier, semble retenir son souffle.
Souhaitant que le chaos actuel soit une étape nécessaire vers un futur digne de ce nom.
Faisons notre part, ici et maintenant au Québec.
Choisissons consciemment de faire des achats responsables.
Consommons des produits équitables haïtiens.
Intensifions notre solidarité envers les paysans au moment où ils sont encore plus vulnérables que d’habitude.
Achetons leurs produits.
Consommons-les nous-mêmes.
Et multiplions ce geste en en parlant à nos familles et nos amis.
Augmentons notre demande de café équitable haïtien, entraînant ainsi une augmentation des exportations et des revenus pour l’économie rurale et les producteurs haïtiens : en 2010 nous avons importé un conteneur.
Faisons avec nos producteurs le pari de la qualité et de la solidarité :
Nap goumen.
Ankouraje.
Ayiti kanpe.
jcs

Samedi 25 septembre au M-A-I nous avons rapproché culture et agriculture dans le cadre du “Café culturel” des Journées de la Culture\Viv Ayiti !…
CLIQUER SUR L’IMAGE CI-DESSOUS POUR VOIR LA SÉRIE DE PHOTOS:
Évènement riche en découvertes et en rencontres: lectures, poésie, films et dégustation de café haïtien en compagnie de Franz Voltaire, Janjan Dominique, André Vanasse, Jennie Laguerre, Stéphane Martelly et Françoise Forest.
Un grand merci à l’équipe du M-A-I et à celle des Journées de la Culture.
Cliquer sur les logos pour aller voir leurs sites.
nOula se cherche un/e porte parole issu de la communauté haïtienne.
SVP envoyez vos suggestions à info@noulacoop.com
Merci beaucoup!

MÉDECIN ET ENTREPRENEURE SOCIALE:
En plus d’être professeur de pédiatrie clinique à la Faculté de Médecine de l’Université de Washington, et d’avoir une clinique privée à St-Louis (Missouri), elle œuvre aussi en Haïti depuis 2003 où elle a établi une clinique communautaire dans la région du Cap-Haïtien.
La mission de MFK est de sauver la vie d’enfants haïtiens qui souffrent de malnutrition ainsi que celle d’autres personnes en situation de vulnérabilité. Ceci est accompli en grande partie en administrant à ces personnes des aliments à haute teneur nutritive, identifiées en jargon médical sous le terme anglais de Ready-to-Use Therapeutic Food (RUTF).
Cette noble mission Patricia Wolff a choisi de l’accomplir avec l’entrepreneurship, l’esprit novateur et l’audace qui la caractérise. En effet, même si c’est infiniment plus compliqué, risqué et coûteux, elle a décidé de produire du RUTF en Haïti plutôt que de continuer à l’importer des États-Unis.
Ce RUTF autochtone de haute qualité, baptisé MedikaManba en créole (littéralement le “Médicament Beurre d’Arachide”) est donc maintenant produit dans la petite usine de MFK à Cap-Haïtien en utilisant des ingrédients biologiques produits localement par des coopératives de paysans de la région.
Guérir ces enfants ne suffisait pas à cette entrepreneure sociale, si le tissu communautaire et familial restait carencé autour des enfants qui, eux, retrouvaient rapidement la santé. En créant du travail pour ces familles de paysans par cette entreprise dynamique, MFK crée ainsi les conditions propices à un développement réellement durable en Haïti. Un beau modèle d’économie social qui mérite d’être vulgarisé et diffusé afin d’inspirer toutes celles et ceux qui s’impliquent maintenant de plus en plus dans la construction d’un nouveau pays sur des fondations solides et durables.
L’expansion et le déménagement dans une usine flambant neuve est déjà prévu.
Koutchapo MFK !… Koutchapo Dr Patricia !…
27 juillet 2010: Radio-Canada, reportage de Claudine Brulé
CLIQUER SUR L’IMAGE CI-DESSUS POUR TÉLÉCHARGER LE REPORTAGE
Le grand jour est finalement arrivé mardi le 27 juillet 2010: après bien des péripéties nous avons pu prendre livraison de la toute première importation de café équitable d’Haïti depuis le séisme.
Pour plusieurs Québécois d’origine haïtienne, cette cargaison serait un signe de reprise économique et de reconstruction du pays.
Les sacs de café avaient été commandés au mois de mars. Leur exportation était freinée par l’arrivée de l’aide humanitaire, qui a monopolisé les transports.
Les grains de café seront torréfiés et moulus à Montréal par la coopérative nOula qui les importe directement d’un réseau de coopératives de producteurs haïtiens.. L’entreprise distribuera le produit transformé principalement à des marchands de la communauté haïtienne.
D’après le reportage de Claudine Brûlé