27 juillet 2010: Radio-Canada, reportage de Claudine Brulé

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Le grand jour est finalement arrivé mardi le 27 juillet 2010: après bien des péripéties nous avons pu prendre livraison de la toute première importation de café équitable d’Haïti depuis le séisme.
Pour plusieurs Québécois d’origine haïtienne, cette cargaison serait un signe de reprise économique et de reconstruction du pays.
Les sacs de café avaient été commandés au mois de mars. Leur exportation était freinée par l’arrivée de l’aide humanitaire, qui a monopolisé les transports.
Les grains de café seront torréfiés et moulus à Montréal par la coopérative nOula qui les importe directement d’un réseau de coopératives de producteurs haïtiens.. L’entreprise distribuera le produit transformé principalement à des marchands de la communauté haïtienne.
D’après le reportage de Claudine Brûlé
Publié il y a 1 jour et 2 heures à 14:43.
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PREMIÈRE EXPORTATION DE CAFÉ ÉQUITABLE HAÏTIEN DEPUIS LE SÉISME
Montréal 5 juillet 2010
nOula coopérative de solidarité est fière de pouvoir confirmer que le conteneur de café que nous avons acheté dans le Nord d’ Haïti au mois de mars a finalement quitté le port de Cap-Haïtien le 15 juin à bord du cargo MSC-Shaula qui est attendu à Montréal le vendredi 9 juillet ! Il aura donc fallu 4 mois d’efforts conjoints (avec notre fournisseur RECOCARNO, Réseau des Coopératives Caféières de la Région Nord) et d’acrobaties de toutes sortes (y compris un voyage supplémentaire à Cap-Haïtien) pour faire en sorte que ce café puisse finalement être exporté vers le Canada.
À ce sujet il est important de noter qu’il provient d’une région qui n’a pas été touchée directement par le séisme, et qu’il a été expédié d’un port haïtien qui n’a subit aucun dommage à ses infrastructures. L’incroyable saga que fut cette première exportation de café équitable d’Haïti depuis le séisme illustre bien l’état de l’économie nationale d’Haïti qui, après avoir été progressivement étranglée par une élite transnationale cupide et sans scrupule au cours des dernières décennies, a été brutalement mise à genoux et paralysée par le cataclysme de janvier 2010.
Les «experts» internationaux qui ont pris le contrôle du pays au lendemain du séisme ont en effet malheureusement pris des décisions stratégiques qui, si elles étaient justifiées à très court terme, se sont avérées catastrophiques à long terme car elles été maintenues beaucoup plus longtemps que nécessaire. La nourriture et les biens de première nécessité qui ont été importés massivement de l’étranger on créé une situation de «dumping» qui a eu comme effet pervers de ligoter la production nationale qui aurait pu y trouver un essor. Cela a aussi contribué à bouleverser le transport maritime qui a été monopolisé pour gérer cet énorme afflux d’importation et qui, au lieu de passer par le port de Cap-Haïtien (qui était rappelons-le, absolument intact) est passé par la République Dominicaine…
C’est contre l’absurdité de cette paralysie que nous nous sommes battus. Nous sommes fiers d’avoir contribué (à la mesure de nos moyens) à y mettre un terme et à commencer à remettre la machine économique en marche dans le bon sens : celui de la production nationale haïtienne visant à l’autosuffisance et à la souveraineté alimentaire.
Les paysans d’Ayiti produisent et, organisés en coopératives, commercialisent leur production localement et au niveau international. Notre argent (nous les 154 membres de la coopérative de solidarité nOula) a servi à acheter ce café : il va maintenant être utilisé par les producteurs (les membres des 8 coopératives qui constituent Recocarno) pour investir dans leurs infrastructures et continuer leur travail de reconstruction d’une économie résolument sociale et solidaire.
nOula est fière de se mettre au service des hommes et femmes exemplaires qui sont courageusement engagés dans cette démarche en Haïti.
Un gros merci à tous ceux qui persistent à croire en la relève d’Haïti et qui continuent à soutenir nOula techniquement et financièrement malgré les événements catastrophiques de ces derniers mois.
Une bataille est gagnée, mais le combat ne fait que commencer.
Ayiti vivan !
Publié il y a 3 semaines et 5 jours à 13:44.
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Publié il y a 2 mois à 1:22.
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Article de Sabine Audrerie: Saint-Malo 25 mai 2010 (Journal La Croix):

La Cité malouine a accueilli durant trois jours, outre des auteurs russes et africains, les écrivains venus d’Haïti, ambassadeurs passionnés d’un pays en reconstruction
C’était la première fois qu’ils se retrouvaient tous réunis hors de Port-au-Prince, pour parler de leur île, depuis le séisme du 12 janvier : dix-sept auteurs haïtiens au Festival Étonnants Voyageurs, qui fermait ses portes lundi 25 mai au soir après trois jours de grand soleil et d’affluence publique impressionnante.
« Cela a été un vrai beau geste de solidarité de la part de Michel (Le Bris), souligne Lyonel Trouillot. Il a augmenté sensiblement le budget et permis de recréer le volet haïtien du festival qui devait se tenir à Port-au-Prince en janvier, ici où le public est nombreux et traditionnellement proche des livres. »
“On me dit souvent : ne t’en va pas nous trahir”
Au-delà de son intérêt littéraire, la concentration de ces écrivains devenus malgré eux ambassadeurs de leur pays et de sa reconstruction permet la mise en relation des énergies. À la fin de chaque débat, les participants sont assaillis par des visiteurs leur témoignant admiration et soutien, mais aussi par des ONG voulant établir des contacts sur place.
« Quand je pars à l’étranger, on me dit souvent : ne t’en va pas nous trahir, poursuit Lyonel Trouillot, ce que l’on ne demanderait pas aux politiques. Si je suis là, ce n’est pas seulement parce que je suis écrivain, c’est parce que je suis “écrivain haïtien”. »
Les vœux qui se sont exprimés durant les échanges sont ceux d’un affermissement de la structure de l’État, du développement de la culture pour tous, bibliothèques, art des rues, et de l’égalité et de la responsabilité sociale.
Edition haïtienne du festival en 2011
Cette « responsabilité » est aussi soulignée par Louis-Philippe D’Alembert et par Dany Laferrière, qui va plus loin : « Il faut faire en sorte qu’elle incombe à tous, aux électriciens, aux maçons, aux banquiers. Il y a eu un vrai déluge verbal, du fait de la demande forte de la parole haïtienne, à l’extérieur, mais aussi désormais à l’intérieur. La traduire, c’est aussi y intégrer l’inutile, le rire, les plages de silence, quand la parole attendue prend trop sa source dans une horreur sacrée. »
Écouter les écrivains évoquer leur quotidien, leur impuissance parfois, aura donné lieu à des moments très émouvants. Comme dimanche, lors des lectures de poèmes par Georges Castera, James Noël et Rodney Saint-Eloi, ou pendant la soirée spéciale, samedi en direct sur France Culture, en présence de Dany Laferrière, Franketienne, Lyonel Trouillot, Kettly Mars et Emmelie Prophète, où ont été lus des extraits de Haïti parmi les vivants (1), et de Brèche ardente de Franketienne (Riveneuve Éditions).
Souvent, on avait l’impression d’assister à une conversation passionnée entre amis et de vivre ces instants de complicité mais aussi d’ironie ou de mises au point. Si les Haïtiens se moquent d’offrir le tableau idyllique d’un accord parfait, ils se rejoignent pour rire des clichés sur leur île et s’engager à sa reconstruction. Nul doute qu’il en sera au moins de même lors de l’édition haïtienne d’Étonnants Voyageurs, à laquelle travaillent déjà Michel Le Bris et Lyonel Trouillot, et dont on espère qu’elle pourrait se tenir en 2011…
(1) Collectif codirigé par Lyonel Trouillot (Éd. Actes Sud) : l’intégralité des 15 € de vente financera la construction et l’animation d’un centre culturel à Delmas.
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Publié il y a 2 mois à 9:03.
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Saint-Malo 22 mai 2010: article de Ouest-France

Ce soir, à 20 h, France Culture propose une soirée spéciale Haïti au théâtre de la ville de Saint-Malo, place Bouvet, dans le quartier de Saint-Servan. L’émission est diffusée en direct et en public. Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, y participera, aux côté des invités haïtiens.
Le romancier Dany Laferrière raconte que le lendemain du tremblement de terre, il est allé avec Lyonel Trouillot à la rencontre du poète et dramaturge Franketienne dans le quartier de Delmas à Port-au-Prince. Sur scène, il y aura aussi leurs compatriotes romancières et poètes, Kettly Mars et Emmelie Prophète. La musique live de Beken, la voix du peuple haïtien, et celle de la chanteuse Marlène Dorcena, ainsi que la lecture de leurs textes par les comédiennes Nicole Dogué et Ariane Ascaride accompagnent leur parole, pour ne pas séparer la littérature et la vie.
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Publié il y a 2 mois et 1 semaine à 10:26.
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Publié il y a 2 mois et 3 semaines à 21:48.
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PANDIASSOU

19-21 mars 2010
Le Plateau Central est une région assez contrastée : certaines parties sont très arides et presque désertiques. D’autres, qui sont mieux irriguées, sont plus verdoyantes. C’est le cas de notre prochaine destination : Pandiassou, à environ 3 heures de route au nord-est de Port-au-Prince, quelques kilomètres après la ville de Hinche.
Lorsque le Frère Armand Franklin est venu s’y installer c’était un désert.
Quel est le secret de cette transformation spectaculaire?
Trente ans de travail acharné, une foi à « déplacer des collines », une vision audacieuse et quelques idées brillantes. Les lacs collinaires symbolisent assez magistralement le genre de résultats accomplis par cet homme et son équipe de « missionnaires » tenacement debout parmi les paysans depuis plus de trois décennies.
En effet une des caractéristiques climatiques de cette région est que la période pluvieuse y dure 6 mois, suivi par 6 mois de sècheresse torride au cours de laquelle la vie s’arrête, les animaux meurent et les humains vivent la famine. La solution élaborée au fil des ans par Armand Franklin pour sortir de cette impasse, consiste à tirer parti du relief collineux de cet environnement ainsi que de la nature imperméable du sous-sol argileux : à l’aide de simples remblais de terre localisés stratégiquement pour fermer ces zones de dépression, des barrages sont ainsi constitués pour retenir les eaux de pluie dans ces cuvettes naturelles que définissent les collines qui les entourent. L’eau s‘y accumule donc pendant la saison des pluies, transformant ces petites vallées en de véritables « lacs collinaires » dont certains s’étendent sur plus de 10 km.

Et la vie peut continuer dorénavant « à plein temps ». Les cultures sont irriguées, le bétail prospère, les arbres poussent, les oiseaux reviennent. Quand l’aquaculture y est introduite, la pêche apporte alors des revenus supplémentaires et améliore la qualité de l’alimentation de la population. L’écosystème dans sa totalité s’en trouve régénéré et dynamisé, ainsi que le tissu social et l’économie régionale.
Devant l’évidence de ces résultats et la simplicité de cette solution, le gouvernement haïtien a confié à Armand Franklin la gestion de la construction d’une centaine de lacs de ce type dans plusieurs régions du pays qui sont affligées par le même problème de sècheresse chronique. Le budget en est de 21 millions USD sur 2 ans, créant ainsi plus de 4,000 emplois pour l’implantation de ces lacs et l’aménagement de territoire qui s’impose par après.
Des résultats tout aussi impressionnants ont aussi été réalisés pat l’équipe de Pandiassou au niveau de l’éducation, de la santé, de la production agricole et de l’économie sociale. Ils donneront lieu à d’autres articles sur notre site web. Nous y traiterons aussi du MPP (Mouvement Paysan Papaye) lui aussi basé dans la région de Hinche. Nous y avons rencontré son coordonnateur, Chavannes Jean-Baptiste, qui siège maintenant au Conseil d’Administration de « Via Campesina » organisme international qui regroupe des représentants de tous les mouvements paysans de la planète.

Publié il y a 2 mois et 3 semaines à 18:40.
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5 Mai 2010
Haiti-Reconstruction : Rôle des médias
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9487
Haïti-Séisme : Le ministre des relations internationales du Québec a Port-au-Prince
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9488
Luck Mervil part en mission
http://www2.canoe.com/infos/international/archives/2010/05/20100504-053708.html
Retour à Haïti : le chaos organisé…
http://www.rtbf.be/info/monde/haiti/retour-a-haiti-le-chaos-organise-213860
Haïti- Reconstruction : La BID accorde un appui budgétaire de 50 millions de dollars
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17664
Fin de la Mission d’évaluation de l’ONU sur la tenue prochaine des élections
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17663
Deux nouvelles répliques ressenties à Port-au-Prince
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17668
De nouvelles manifestations anti-gouvernementales en province
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17665
Haïti : Le concept « environnement » à l’honneur à la Foire de la Jeunesse
http://www.haitipressnetwork.com/news.cfm?articleID=14038
Jackmel sourit
http:www.haitipressnetwork.comnews.cfmarticleID=14032
Un appui budgétaire de 50 millions de dollars est accordé par la BID à Haïti
http://www.haitienmarche.com/lestoutesdernieres.php
Publié il y a 2 mois et 3 semaines à 1:07.
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