27 juillet 2010: Radio-Canada, reportage de Claudine Brulé

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Le grand jour est finalement arrivé mardi le 27 juillet 2010: après bien des péripéties nous avons pu prendre livraison de la toute première importation de café équitable d’Haïti depuis le séisme.
Pour plusieurs Québécois d’origine haïtienne, cette cargaison serait un signe de reprise économique et de reconstruction du pays.
Les sacs de café avaient été commandés au mois de mars. Leur exportation était freinée par l’arrivée de l’aide humanitaire, qui a monopolisé les transports.
Les grains de café seront torréfiés et moulus à Montréal par la coopérative nOula qui les importe directement d’un réseau de coopératives de producteurs haïtiens.. L’entreprise distribuera le produit transformé principalement à des marchands de la communauté haïtienne.
D’après le reportage de Claudine Brûlé
Publié il y a 1 semaine et 2 jours à 14:31.
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Publié il y a 2 semaines et 6 jours à 2:21.
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DU CINÉMA SOUS LES ÉTOILES
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LaPresse, article de Philippe Mercure
C’est de la nourriture pour l’esprit, explique Laurence Magloire, Montréalaise à l’origine de l’activité. Ils ont distribué du riz pour nourrir les ventres. Nous, on nourrit les âmes.»
Deux écrans géants à double face éclairés par des projecteurs numériques, une scène balayée de lumières multicolores, des consoles et haut-parleurs de qualité: derrière, Laurence Magloire et son équipe dirigent le spectacle, penchés sur une longue rangée d’ordinateurs portables.
Le groupe est loin d’en être à ses premières armes. Laurence Magloire est une ancienne de Radio-Canada qui a tout quitté il y a 10 ans pour revenir dans son pays d’origine. Depuis 2002, elle organise des tournées de cinéma dans tout Haïti pour montrer, éduquer et émanciper.
Inutile de dire qu’avec le séisme du 12 janvier, son projet a redoublé de pertinence. Food for Souls (de la nourriture pour les âmes) - une ambitieuse tournée de 17 semaines qui vise à tenir 260 représentations dans le pays. Le groupe compte entre autres visiter 52 camps de déplacés de Port-au-Prince.
«Les gens n’ont rien à faire actuellement, dit Laurence Magloire. La télé était déjà inexistante et ne remplissait pas son rôle d’éducation. C’est ce qu’on veut faire.»
Chaque représentation compte des spectacles musicaux, des interventions au micro, des vidéos et des films. Les animateurs font régulièrement circuler le micro parmi la foule, qui envoie ses appels à l’aide, ses récriminations ou quelques blagues qui font rire l’assistance.
De superbes images de paysages haïtiens ont défilé, afin de renforcer le sentiment d’appartenance des habitants pour leur pays. Entre tout ça, des messages éducatifs sur l’environnement, la planification familiale ou la façon d’affronter le traumatisme sont passés.
«Ça nous permet d’oublier nos problèmes, ça nous permet de relaxer», a dit Chantale René, l’une des milliers de sinistrés qui ont trouvé refuge au Champ-de-Mars.
Les fonds proviennent de commanditaires, parmi lesquels on trouve le célèbre rhum Barbancourt, ainsi que LGLSA, bureau haïtien de la firme d’ingénierie québécoise SNC-Lavalin.
Mme Magloire explique que le tremblement de terre a attiré l’attention sur la cause qu’elle défend. «C’est la première fois que les gens comprennent vraiment ce que je fais en Haïti. Avant, je mendiais pour avoir des sous. Là, tout le monde me dit: Je veux t’aider, je veux t’aider.»
Scène extérieure, foule qui se serre les coudes, longues rangées de toilettes chimiques: on aurait pu se croire au Festival de jazz ou aux FrancoFolies de Montréal, ce week-end, au Champ-de-Mars. Le hic, c’est qu’on ne sait pas encore quand on pourra enfin retirer ces toilettes «temporaires». Et que bon nombre de ceux qui se pressaient sur la place centrale y campent aussi depuis maintenant plus de six mois.

Philippe Mercure, envoyé spécial
La Presse
Publié il y a 1 moi à 23:24.
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PREMIÈRE EXPORTATION DE CAFÉ ÉQUITABLE HAÏTIEN DEPUIS LE SÉISME
Montréal 5 juillet 2010
nOula coopérative de solidarité est fière de pouvoir confirmer que le conteneur de café que nous avons acheté dans le Nord d’ Haïti au mois de mars a finalement quitté le port de Cap-Haïtien le 15 juin à bord du cargo MSC-Shaula qui est attendu à Montréal le vendredi 9 juillet ! Il aura donc fallu 4 mois d’efforts conjoints (avec notre fournisseur RECOCARNO, Réseau des Coopératives Caféières de la Région Nord) et d’acrobaties de toutes sortes (y compris un voyage supplémentaire à Cap-Haïtien) pour faire en sorte que ce café puisse finalement être exporté vers le Canada.
À ce sujet il est important de noter qu’il provient d’une région qui n’a pas été touchée directement par le séisme, et qu’il a été expédié d’un port haïtien qui n’a subit aucun dommage à ses infrastructures. L’incroyable saga que fut cette première exportation de café équitable d’Haïti depuis le séisme illustre bien l’état de l’économie nationale d’Haïti qui, après avoir été progressivement étranglée par une élite transnationale cupide et sans scrupule au cours des dernières décennies, a été brutalement mise à genoux et paralysée par le cataclysme de janvier 2010.
Les «experts» internationaux qui ont pris le contrôle du pays au lendemain du séisme ont en effet malheureusement pris des décisions stratégiques qui, si elles étaient justifiées à très court terme, se sont avérées catastrophiques à long terme car elles été maintenues beaucoup plus longtemps que nécessaire. La nourriture et les biens de première nécessité qui ont été importés massivement de l’étranger on créé une situation de «dumping» qui a eu comme effet pervers de ligoter la production nationale qui aurait pu y trouver un essor. Cela a aussi contribué à bouleverser le transport maritime qui a été monopolisé pour gérer cet énorme afflux d’importation et qui, au lieu de passer par le port de Cap-Haïtien (qui était rappelons-le, absolument intact) est passé par la République Dominicaine…
C’est contre l’absurdité de cette paralysie que nous nous sommes battus. Nous sommes fiers d’avoir contribué (à la mesure de nos moyens) à y mettre un terme et à commencer à remettre la machine économique en marche dans le bon sens : celui de la production nationale haïtienne visant à l’autosuffisance et à la souveraineté alimentaire.
Les paysans d’Ayiti produisent et, organisés en coopératives, commercialisent leur production localement et au niveau international. Notre argent (nous les 154 membres de la coopérative de solidarité nOula) a servi à acheter ce café : il va maintenant être utilisé par les producteurs (les membres des 8 coopératives qui constituent Recocarno) pour investir dans leurs infrastructures et continuer leur travail de reconstruction d’une économie résolument sociale et solidaire.
nOula est fière de se mettre au service des hommes et femmes exemplaires qui sont courageusement engagés dans cette démarche en Haïti.
Un gros merci à tous ceux qui persistent à croire en la relève d’Haïti et qui continuent à soutenir nOula techniquement et financièrement malgré les événements catastrophiques de ces derniers mois.
Une bataille est gagnée, mais le combat ne fait que commencer.
Ayiti vivan !
Publié il y a 2 mois à 13:44.
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Publié il y a 3 mois et 1 semaine à 1:22.
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Article de Sabine Audrerie: Saint-Malo 25 mai 2010 (Journal La Croix):

La Cité malouine a accueilli durant trois jours, outre des auteurs russes et africains, les écrivains venus d’Haïti, ambassadeurs passionnés d’un pays en reconstruction
C’était la première fois qu’ils se retrouvaient tous réunis hors de Port-au-Prince, pour parler de leur île, depuis le séisme du 12 janvier : dix-sept auteurs haïtiens au Festival Étonnants Voyageurs, qui fermait ses portes lundi 25 mai au soir après trois jours de grand soleil et d’affluence publique impressionnante.
« Cela a été un vrai beau geste de solidarité de la part de Michel (Le Bris), souligne Lyonel Trouillot. Il a augmenté sensiblement le budget et permis de recréer le volet haïtien du festival qui devait se tenir à Port-au-Prince en janvier, ici où le public est nombreux et traditionnellement proche des livres. »
“On me dit souvent : ne t’en va pas nous trahir”
Au-delà de son intérêt littéraire, la concentration de ces écrivains devenus malgré eux ambassadeurs de leur pays et de sa reconstruction permet la mise en relation des énergies. À la fin de chaque débat, les participants sont assaillis par des visiteurs leur témoignant admiration et soutien, mais aussi par des ONG voulant établir des contacts sur place.
« Quand je pars à l’étranger, on me dit souvent : ne t’en va pas nous trahir, poursuit Lyonel Trouillot, ce que l’on ne demanderait pas aux politiques. Si je suis là, ce n’est pas seulement parce que je suis écrivain, c’est parce que je suis “écrivain haïtien”. »
Les vœux qui se sont exprimés durant les échanges sont ceux d’un affermissement de la structure de l’État, du développement de la culture pour tous, bibliothèques, art des rues, et de l’égalité et de la responsabilité sociale.
Edition haïtienne du festival en 2011
Cette « responsabilité » est aussi soulignée par Louis-Philippe D’Alembert et par Dany Laferrière, qui va plus loin : « Il faut faire en sorte qu’elle incombe à tous, aux électriciens, aux maçons, aux banquiers. Il y a eu un vrai déluge verbal, du fait de la demande forte de la parole haïtienne, à l’extérieur, mais aussi désormais à l’intérieur. La traduire, c’est aussi y intégrer l’inutile, le rire, les plages de silence, quand la parole attendue prend trop sa source dans une horreur sacrée. »
Écouter les écrivains évoquer leur quotidien, leur impuissance parfois, aura donné lieu à des moments très émouvants. Comme dimanche, lors des lectures de poèmes par Georges Castera, James Noël et Rodney Saint-Eloi, ou pendant la soirée spéciale, samedi en direct sur France Culture, en présence de Dany Laferrière, Franketienne, Lyonel Trouillot, Kettly Mars et Emmelie Prophète, où ont été lus des extraits de Haïti parmi les vivants (1), et de Brèche ardente de Franketienne (Riveneuve Éditions).
Souvent, on avait l’impression d’assister à une conversation passionnée entre amis et de vivre ces instants de complicité mais aussi d’ironie ou de mises au point. Si les Haïtiens se moquent d’offrir le tableau idyllique d’un accord parfait, ils se rejoignent pour rire des clichés sur leur île et s’engager à sa reconstruction. Nul doute qu’il en sera au moins de même lors de l’édition haïtienne d’Étonnants Voyageurs, à laquelle travaillent déjà Michel Le Bris et Lyonel Trouillot, et dont on espère qu’elle pourrait se tenir en 2011…
(1) Collectif codirigé par Lyonel Trouillot (Éd. Actes Sud) : l’intégralité des 15 € de vente financera la construction et l’animation d’un centre culturel à Delmas.
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Publié il y a 3 mois et 1 semaine à 9:03.
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Saint-Malo 22 mai 2010: article de Ouest-France

Ce soir, à 20 h, France Culture propose une soirée spéciale Haïti au théâtre de la ville de Saint-Malo, place Bouvet, dans le quartier de Saint-Servan. L’émission est diffusée en direct et en public. Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, y participera, aux côté des invités haïtiens.
Le romancier Dany Laferrière raconte que le lendemain du tremblement de terre, il est allé avec Lyonel Trouillot à la rencontre du poète et dramaturge Franketienne dans le quartier de Delmas à Port-au-Prince. Sur scène, il y aura aussi leurs compatriotes romancières et poètes, Kettly Mars et Emmelie Prophète. La musique live de Beken, la voix du peuple haïtien, et celle de la chanteuse Marlène Dorcena, ainsi que la lecture de leurs textes par les comédiennes Nicole Dogué et Ariane Ascaride accompagnent leur parole, pour ne pas séparer la littérature et la vie.
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Publié il y a 3 mois et 2 semaines à 10:26.
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Publié il y a 3 mois et 4 semaines à 21:48.
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